I. — CONDITIONS NOUVELLES DE LA VIE AGRICOLE
La Gaule, orit dit les contemporains d'Auguste, reçut des Romains deux inestimables bienfaits : ils ont construit des routes, et ils ont fait mettre le sol en culture-. — C'était pousser bien au delà des limites de la vérité l'admiration nécessaire de la gloire impériale : les Romains n'ont souvent fait que consolider de vieux chemins ; et, sur le fait de l'agriculture, ils eurent autant de leçons à prendre qu'à donner.
Riche ou pauvre, le Gaulois n'avait jamais détesté le travail des champs; les paysans abondaient sur les terres, toujours pareils aux âpres laboureurs qu'avaient été les Ligures leurs ancêtres^; un grand seigneur de la Celtique ou de la Belgique ne dédaignait pas de vivre sur ses domaines et de les exploiter
1. Cf. la bibliographie du t. II. p. 2G0, n. 1. — Pour les eaux thermales, ici, p. 42-44.
2. Pour les routes, ch. III ; pour les champs, Strabon, IV, 1,2: Nûv 6' àvay/.âÇovTat ■yscupyeïv, xaxaôljjLEvot ta oTiy.a ; IV, 1, 5 : 'AvtI to-j 7toAs[j.£tv T£Tpa!Ji(x.£vwv... Ttpbî yEtopyta?; pour l'un et l'autre, Dion, XLIV, 42, 4 et 5 : rewpyEÛat iràcra m^tiz^i aÙTYi Tj 'lTa).c«, etc., è(i.paTdt, etc.; de même, Joséphe, De bello Judaico, II, 16, 4.