Cf. t. Il, p. 270-1; ici, § 3, 4 et
au bétail. La Gaule acquit des clientèles dont les demandes étaient insatiables, par exemple le peuple de Rome et ses empereurs*. Aucun droit prohibitif n'entravait la libre circulation des produits du sol"-, et ce qu'ils payaient à la douane de Gaule, deux et demi pour cent sur la valeur, n'était qu'un impôt de passage, sans portée économique '.
Je ne crois pas, en revanche, que les procédés et l'outillage agricoles se soient perfectionnés sous la domination romaine. Les Gaulois, en cette affaire, étaient déjà en avance sur les Méditerranéens*. Ils gardèrent les bénéfices du passé. La seule chose peut-être qu'aient développée les Romains, fut le système de l'irrigation pour les prairies et les cultures maraîchères. Ces innombrables aqueducs qu'on bâtit en Gaule ne demeuraient point inutiles aux domaines qu'ils traversaient : des prises d'eau habilement calculées permettaient aux propriétaires riverains d'en tirer parti pour leurs champs, et d'assurer à certaines portions du sol une fertilité plus régulière, moins soumise aux caprices du cieP.