‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 211 sur 415 · II. — MARÉCAGES ET FORÊTS · texte numérisé non relu

II. — MARÉCAGES ET FORÊTS

Tous ces avantages firent que le Gaulois échangea avec moins de regret l'épée contre la charrue*. Il pouvait d'ailleurs livrer d'autres batailles, conquérir du terrain sur la forêt ou le marécage.

C'est le marécage qui fut le plus souvent attaqué. Aux approches des villes, il cédait peu à peu au sol envahisseur des maisons, des villas et des jardins -. Les îlots palustres qui avoisinaient les estuaires de l'Océan ^ ceux qui émergeaient des terres basses de la Saintonge, de la V^endée* ou de la Flandre % étaient devenus chacun le centre d'un grand domaine ; autour du noyau solide qui portait les bâtisses du maître ou de ses fermiers, la boue disparaissait pour faire place à de bon terrain*; et si le propriétaire ne supprimait pas sur toute leur étendue les marécages voisins, il savait cependant obtenir d'eux

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