‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 212 sur 415 · Cf. les mots de Strabon, p. 174, n · texte numérisé non relu

Cf. les mots de Strabon, p. 174, n

2. Voyez les dérouvertes faites à Bordeaux dans les marais de l'Archevêché (Iiiscr. rom., I, p. 438). — Toutefois, l'extension principale du Bordeaux romain parait se porter vers les hauteurs de Saint-Seurin, en dehors de la zone marécageuse (id., II, p. 353 et s.). Même remarque pour Lyon (AUmer, Musée, II, p. 332-3). Et également pour Paris (de Pachtère, p. 36-8). Ici, p. 49. L'efîort contre les marécages suburbains, qui devait être si intense au Moyen Age et surtout depuis le XVI' siècle, fut donc faiblement poussé par les Romains. Et cependant aucune (l'uvre n'était plus utile. Ce que dit Vitruve des marécages urbains (I, 4, 1 1 et s.) montre tout à la fois qu'on en comprenait le danger et qu'on ne prenait pas contre eux de très énergiques mesures.

3. D'après les noms donnés aux communes voisines de la Gironde, Pauillac (cf Ausone, Ep., 5, 16), Soulac, Dignac dans l'ile de Jau, Valeyrac, etc., noms qui remontent tous à des villas gallo-romaines.

4. Voyez l'excellente carte de Glouzot, Les Marais de la Sèvre Niortaise, 1904. On pourrait peut-être retrouver la trace des habitats en s'aidant des amas dhuîtres, comme ceux des Chauds près de Saint-Michel-en-l'Ilerm, ou des amas de cendres végétales, comme ceux de l'Ilot-les-Vases près de Nalliers, du Langon, de Marans, etc. Cf. p. 197, n. 5, p. 210, n. 5, p. 262, u. 4.

5. Cumont, Comment la Belgique, etc., p. 34, qui rappelle les beaux ou les nombreux objets trouvés dans les tourbières.

0. Cf. les plaintes des soldats romains, uligines paludum... accipiant (Tac, Ann,, I, 17).

178 L'EXPLOlTATlOxN DU SOL.

(luliles services, de la tourbe pour engrais ou conibuslible ', et les produits des aunaies, des roselaies, des jonchères, des saussaies et des oseraies, dont d'industrieux ouvriers tiraient mille emplois différents-.

La forêt résistait mieux, ou, plutôt, subissait de moindres attaques. Demeurés grands chasseurs, les Gaulois aimaient follement^ les bois de leurs Ardennes^ de leurs Guises^ ou de leurs Layes^ Pour bâtir ses villes et ses navires, la Gaule romaine avait besoin de ne point frapper à mort les futaies de ses provinces. Beaucoup faisaient peut-être partie du domaine impériaP, et les intendants du prince en imposaient le respect. Les forêts du Bas Languedoc, où s'approvisionnaient les armateurs d'Arles, n'ont point perdu de leur importance ^ Landes et Médoc sont couverts de leurs pinèdes, où l'industrie des résiniers découvre déjà presque autant de profit que de nos jours ^ Les splendides forêts de l'Ile-de-France se retrouveront intactes au début du Moyen Age'"; et les voleurs de grand chemin se cacheront, pour détrousser les pèlerins, aux mêmes endroits qui avaient abrité les embuscades des Belges contre Jules César ".

1. Cf. t. II, p. 475, n. fl. Ajoutez l'usage auquel ont pu servir les énigmaliques aiiia3 de cendres de Vendée (ici, p. 210, n. 5, p. 262, n. 4, p. 29."j, u. 2).

2. Cf. p. 236 (vannerie), p. 249 (sabots, sans doute en bois d'aulne ou de vergne), p. 264, n. 5 (nièciies de jonc); Caton, De agri cullura, 9; 33, 5; etc.

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