‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 218 sur 415 · Cf. p. 205 et s · texte numérisé non relu

Cf. p. 205 et s

2. Cf. Pline. XXXVII, 203; iMéla, III, 17 : Terra est frumenti prœcipiie ac pabidi ferax.

3. Peut-tHre Animien, XVII, 8, 1 (ex Aquilania annona); en tout cas Sidoine. Ep., IV, 21, 5 (œquor aijrorum, etc:); Carin., 7, 41 et s. ; et Salvien, Degub. Dei, VII, 2, 8 (crinila mcssibus, etc.).

4. Aucun texte en dehors de l'époque celtique (choix d'Orléans, par César, comme centre du ravitaillement en blé de son armée. De b. G., VII, 3, 1).

5. Claudien, Decons. Slil.. III, 94 (comere Lmjyonico, sans doute du pays de Dijon). La richesse en blé du terroir do Dijon est longuement décrite par Grégoire, Hist. Franc, III, 19.

0. Moins célébrée que la Limagne, mais déjà, je crois, excellente terre à blé, si j'en juge par l'abondance, sur ces plateaux, de villas romaines, toutes aux mêmes points que les communes actuelles (cf. t. 1, p. 85, n. 8). Il serait possible que la richesse de la Brie datât seulement des temps romains. Peut-être y trouvc-t-on une allusion dans les Pancg., VIII, 6 (à propos des Rèmes) et chez Claudien (L c, III, 92, ligones Senomim, le pays de .Melun appartenant aux Sénons), Toutefois le pays de Brie proprement dit était sans doute partagé entre la cité de Meaux et celle de Soissons (à qui appartenait le pagus Otmcnsis, ou de Chàteaurhierry).

7. Fortunat, Garni., VII, 4, 14 (seges des bords de l'Aisne). — Sans doute aussi sur les plateaux du llainaut (Nerviens) et de la Hesbaye (Tongres), cf. p. 151, n. 1.

8. Décidément, je crois ([ue Pline (XVIII, 85; cf. t. I, p. 85, n. 8) parle des Mcnn\in]i, ou du pays de Carpenlras. Car il indique dans ce passage que l'espèce supérieure de froment, siligo (Iriticani hibernuni, gros blé blanc), ne peut convenir qu'aux terres humides de la Gallia Comata [es Trois Gaules] et qu'à celles Irans Alpes [la Narbonnaise ou la Transalpine primitive, expressions désuètes qui s'expliquent parce que Pline copie une source ancienne, Varron?] des AUobroges [Grésivaudan, Valloire] et des Meinini [Carpeutras] (et ce sont en effet des terres fort arrosées) : partout ailleurs, dit-il, ibi [les terres plus sèches du reste de la Narbonnaise], il dégénère au bout de deux ans en froment ordinaire.

9. Je pense que les blés expédiés de la Narbonnaise (t. 111, p. 112) venaient de là. Cf. la note suivante, p. 182, n. 1.

par le nombre de sacs qui sortaient des moulins'. Je cherche ce que les empereurs ont pu, à cetégard, apporter de nouveau dans les Gaules, et je ne trouve rien ^ : lorsque les géographes de l'Empire voulaient décrire les richesses fromentières de la Gaule, ils se servaient de traits fournis par les voyageurs contemporains de la conquête ^

Au-dessous du blé, la principale culture était celle du lin, elle aussi bien antérieure à la vie romaine et au nom celtique. De celle-ci du moins, il est probable que l'Empire a développé l'importance : car c'était une culture industrielle, on en tirait des toiles à voiles, des tissus de tout genre, qui pouvaient s'exporter dans le monde entier" ; et pour satisfaire à une clientèle grandissante, la Gaule accrut le nombre de ses linières. Chaque cité, chaque grande ferme devait avoir les siennes. Les plus anciennes, les plus fameuses, étaient au Midi, dans les bonnes terres du Quen y. Mais le JVord se laissa rapidement entraîner à ce genre de culture, facile en ces terres humides et largement rémunérateur, et, dès le premier siècle de l'Empire, la Flandre et l'Artois s'étaient en partie transformés pour le recevoir ^

1. Dans la grande villa de Cliiragan, dans la Haute-Garonne (Joulin, p. 153). on a pu supposer un grenier à blé pour 4000 hectolitres. Chaque domaine avait, outre ses granges, ses moulins propres (Digeste, XXXUI, 7, 18, 5); cf. p. 250-1.

2. Mentionnons ce fait de fécondité du sol cité par Pline (XVIII, 18-3) chez les Trévires : il y a 3 ans [en 74?], dit-il, cum Même prœgelida captse segctes essent, reseverunt etiam campos mense Martio uberrimasque messes habuerunt. 11 s'agit de l'utilisation pour blés de printemps de terres où le blé d'hiver, semé peut-être trop tôt, avait été détruit par la gelée.

3. Cf. p. G, n. 4, t. II, p. 263, n.2. — Aussi, pour les différentes espèces de céréales, n'aurions-nous qu'à répéter ici ce que nous avons dit aux temps gaulois (t. II, p. 267 et s.). — C'est évidemment une question à résoudre, si les Romains n'ont pas introduit en Gaule de nouvelles variétés de blé; mais je ne vois pas encore la manière d'en faire l'étude; J. et Ch. Cotte (Élude sur les blés de l'Antiquité classique, 1912, p. 34) font justement remarquer la difliculté qu'il y a à « serrer la question de près ».

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