P. 244 et s
5. Pour tout ceci, Pline, XIX, 8 : Cadurci, Caleti, Ruteni, Bituriges ultimique hominum existimati Morini, imo vero Gallix universœ vêla texunt. De la Gaule, la culture gagna la Germanie, jam quidem et Transrhenani hostes. Le recensement des linières entrait dans l'impôt foncier des Gaules, Galliœ censentar hoc reditu. — Cf. t. II, p. 272, et ici, plus loin, p. 244.
D'autres cultures, moins importantes pour l'ensemble, prenaient le premier rang dans certaines régions : l'orge, surtout en Belgique, restée fidèle à la bière •; le chanvre, grosse richesse pour les nations de tisserands, telles que celles du Quercy et du Dauphiné^;le millet, toujours populaire en Gascogne ^ l'olivier enfin, celui-ci à peine arrivé en Gaule, mais qui avait aussitôt atteint, vers Valence et vers Carcassonne, les limites assignées par la nature, et qui, grâce à la popularité de l'huile dans les usages romains % devait devenir pour nos agriculteurs de Provence et de Languedoc une source de revenus à jamais intarissable ^
Il faut s'occuper à part de la vigne : car, seule de toutes les cultures de la Gaule \ celle de la vigne fut soumise à un régime d'exception, et nous ne reconnaîtrons plus, en faisant son histoire, le libéralisme économique de l'Empire romain ^
La conquête du Midi, sous le proconsul Domitius, avait fait connaître la vigne à toutes les terres du Languedoc et du Dau-
1. Forum hordiariiim à Cologne, p. 57; t. II, p. 267-8. t. V, p. 230,