‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 234 sur 415 · Cf. t. VI, ch. Il et VIII · texte numérisé non relu

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arts d'aucune forme nouvelle', arrivèrent à créer des prodiges pour amuser les caprices de leur luxe ou les appétits de leur gourmandise. Et ceux des Italiens que n'aveuglait pas le spectacle du monstrueux Empire, s'affligeaient de voir tant d'efforts humains aboutir à quelques misérables jouissances de sénateurs en délire -.

La chasse ne provoquait pas autant de colères chez les moralistes, encore qu'elle entraînât de singulières fantaisies.

Les forêts du Nord et des Alpes renfermaient toujours une extraordinaire variété de gibier, depuis l'aurochs gigantesque' jusqu'à l'élégante perdrix de neigea Ainsi que les rivières, les bois n'avaient point vu diminuer leur richesse originelle. Les chasseurs de tout pays y trouvaient la matière d'exploits nouveaux, de récits sans fin, d'une gloriole inespérée. De Rome et d'Italie, sans parler de la Gaule, on s'en venait vers les forêts celtiques pour chasser la bête rare aux cornes mystérieuses, le bel oiseau aux couleurs éclatantes ^

Les genres de chasse les plus variés étaient connus, à l'arc, à la fronde, au piège, à courre, sans doute même au faucon". On avait des meutes bien dressées avec des chiens de toute aptitude', des arsenaux remplis d'armes et d'engins de cent

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