Voyez pour cela à la note
3. L'élevage de la volaille a dû se développer grandement sous la domination romaine, surtout dans le Nord-Est. Nous avons parlé des oies des ÎNlorins (p. 147, n. 2, p. 195, n. 7). Fortunat. dans une propriété d'élevage sur la Meuse (près do Verdun?), cite gras, ganta, anser olorque(Carin.,\U, 4, 11) : on élevait la grue pqur la manger, ganta est l'oie blanche du Nord (anser segctuni), anser l'oie grise ordinaire {anser cincreus). Remarquez dans ces mêmes régions la très fréquente représentalion de volailles cuites servies aux repas et en particulier aux repas funéraires (à Metz, Esp.. n° 4313; à Neumagen chez les Trévircs, n° 5155, elc.) : je crois bien (lue rélevage des volailles était dès lors une des spécialités des pays lorrains.
4. Varron, R. r., III, 12, et en particulier § 2 : s.rptum venalionis de T. Pompéius en Gaule Transalpine, 4000 pas de pourtour. 300 hectares. De môme, si le chasseur lingon (n. 1) s'occupe autant à capturer qu'à cliasser les Lèles, c'est sans doute à destination d'un parc de ce genre. Sur ce sujet aussi (cf. p. 196, n. 4), on doit désirer une enquête archéologique. Cf. le vivier de la Langmauer dans la région rhénane (attribution supposée; cf. Bonner Jahrb., LXXVllI, 1884, p. l'J et s.). — Sur l'élevage des abeilles, p. 200, n. 2.
Outre les chasseurs et les quêteurs de provende, la forêt recevait la visite des pourvoyeurs de spectacles populaires. Elle leur livrait ses ours', ses cerfs et ses sangliers-. Pour les capturer, le prince prêtait souvent ses soldats de la frontière^ : car il s'agissait de satisfaire aux plaisirs impériaux de l'univers. Si l'on s'emparait de bêtes plus rares, par exemple d'élans, on les réservait à la plèbe romaine \ Les riches et la populace de l'Empire trouvaient également leur compte dans l'exploitation des forêts de la Gaule.
En revanche, le sous-sol minier de la Gaule infligea aux Romains un bon nombre de déceptions.
La richesse métallique du pays avait été célébrée par leurs écrivains; elle fut un des motifs principaux de la conquête ^
i. Celait de beaucoup la bêtel.i plus demandée, puisque l'expression de ursarius avait (ini par désigner, soit les chasseurs de bêles sauvages, soit les combattants libres de l'arène (à Aix, C./. A. , XII, 533; à Zurich, XllI, 5243; ici, n.3);cf. p. 373. . L'ours était du reste inliniment plus abondant que de nos jours, sa vogue populaire ayant amené en partie sa disparition; cf. t. I, p. 93; C. /. L., XIII, 5100, inscription à Berne Artioni, « à la déesse des ours », à la Diane de la chasse aux ours [?]; chez les Trévires. Artioni Diber, XIII, 4113; très nombreuses représentations dans tous les pays de Gaule (Esp., n°^ 43, 4i, 362, 404, 411, etc.); à Cologne, un centurion se vante d'avoir capluré 50 ours en G mois (Riese, 556); etc. Il servait à des combats ou à des chasses dans les amphithéâtres, mais aussi, comme dans nos foires, à des jeux de baladins, ursns minium agenles [H. Aiig., Car., 19, 2) : un commentaire très exact de ce dernier texte nous est fourni par une tablette gravée de Narbonne (Lsp., n" G09), où sont représentés la lutte d'un ours avec un bateleur assis dans une cuve pleine d'eau, un autre bateleur faisant rouler un tonneau par un ours, un arbre où on fait grimper l'animal, etc.