Cf. p
3. N. 1. Uursarius d'une légion eil plulJl un cha.iscur de forêts qu'un combattant de jeux (G. /. L., XIII, 8639). — A Cologne, les soldats construisent un viuarium, dépôt de bêtes capturées (8174; cf. p. 202, n. 4).
4. Dix élans expédiés à Rome sous Gordien pour son triomphe sur les Perses en 244; Gord., 33, 1. On (conduisit des élans dans la procession triomphale d'Aurélien en 273, Aurel., 33, 4. Cf. Calpurnius, VII, 59.
3. T. I, p. 74 et s.; t. II, p. 302 et s. On trouvera aussi d'utiles renseignements dans le recueil de Gobet, Les anciens Minéralogistes du royaume de France, 2 V.. 1779.
Derrière les légions ' s'installèrent les prospecteurs de mines et les acquéreurs de gîtes. On introduisit dans l'industrie extractive les procédés scientifiques en usage chez les Grecs- : puits profonds \ longues galeries suivant le filon pas à pas, aérées et bien soutenues*, emploi judicieux de l'hydraulique % broyages et lavages perfectionnés ^ coupellation du minerai ', fours à chaleur intensive % les manières rapides et sûres d'atteindre et d'isoler le métal furent mises en pratique par les ingénieurs
1. Et quelquefois avec les légions mêmes, puisqu'on occupait les soldais à ouvrir des mines (Tacite, Ann., XI, 20).
2. Ceci et ce qui suit est très probable, sans pouvoir être encore définitivement prouvé, faute d'une étude minutieuse, d'ailleurs très difficile, des galeries, ruines et décbels de l'époque gallo-romaine. Attribuer telle mine, telle exploitation aux temps impériaux plutôt qu'aux Gaulois ou au Moyen Age est toujours sujet à caution. Cf. A. Léger, Les Travaux publics aux temps des Romains, p. 087 et s. fmédiocre); Bliimner, Terminologie, IV, p. I et s.; Ardaillon, Dict. des Ant., VI, p. 1856 et s. (l'article a paru en 1903).
3. Cf. ici, n. 8. En outre, l'extraction par tranchées à ciel ouvert, par exemple pour l'étain du massif Central, mais il s'agit, semble-t-il, d'une mine préromaine (de Launay, La Natiim, XXIX, 1901, II, p. 44).
4. Rlvos... infra iiiimam (Tac, Ann., XI, 20; il s'agit de mines d'argent dans le Nassau, creusées par les légionnaires en 47). Voir les galeries d'Alloué en Charente (plomb argentifère) avec piliers de soutènement (Annales des Mines, IT s., VII, 1830, p. 174-0, pi. 4); traces de boisage hors de Gaule [id., V s., XIV, 1858, p. 569). Voyez aussi les chambres d'extraction aux mines de plomb argentifère de Ponlgibaud dans le Puy-de-Dôme (Annales des Mines, W" s., 1, 1892,' p. 442, pi. 19).
5. Il serait intéressant de rechercher si quebiues-uns des aqueducs de la Gaule n'ont pas servi à l'exploitation de mines. — On attaquait aussi les roches par le feu.
6. Voyez par exemple la table de lavage, eu charpente de chêne, de Seix dans l'Ariége (Daubrée, Rev. arch., 1881, I, p. 209).
7. Pline se plaint cependant de la manière dont on fondait le cuivre en Gaule : si on procédait à une seconde fusion en y mêlant du plomb, la proportion était trop faible, 8 au lieu de 10 p. 100; on avait en outre le tort, au lieu de répéter l'opération, de s'en tenir à celte seconde fusion; et enfin, de la faire au cbarbon (et non au bois) entre des pierres rougies au feu : le cuivre en sortait noirci et cassant (XXXIV, 95-0). Le meilleur procédé pour traiter le cuivre était en Campanie : d'où la supériorité delà chaudronnerie de ce pays (ici, p. 303-4). — Le texte de Pline n'en montre pas moins que la Gaule conservait une certaine importance et des habitudes propres dans ce genre de travail. Et il est possible qu'elle se soit mise plus tard aux bonnes pratiques de la métallurgie campanienne.
8. Cf. n. 7. Sur les améliorations successives apportées aux fourneaux, surtout exhaussement des bords du creuset, Quiquerez, De l'âge du fer, recherches sur les anciennes forges du Jura bernois, Porrentruy, 1866, p. 33 et s.; voir aussi Mahieu, De la fabrication du fer à Vépoqne romaine, Ann. de la Soc. de Namur, XXI, 1895. Je crois qu'il faut voir une allusion à des puits ou des galeries plutôt qu'à des cheminées dans Rutilius (I, 353) : Biturix largo potior strictura camino. — On a cru constater l'existence de briques réfractaires pour usages métallurgiques.
venus d'Italie ou d'Orient. La méthode succéda à rempirisrae \ Et ce furent cependant de multiples déconvenues.
C'est dans les mines d'or qu'elles furent le plus nombreuses et le plus cuisantes. La Gaule, lorsque les Romains la prirent, passait pour la terre nourricière du précieux métal, et ce qu'on avait ramassé de lingots dans les trésors sacrés ou royaux justifia d'abord ce renom légendaire-. Mais il est probable que, dès le temps de César, les mineurs et les orpailleurs^ de la Gaule touchaient déjà au terme des recherches productives. Ils n'abandonnèrent pourtant pas la place à l'époque impériale : en Limousin, en Auvergne, en Dauphiné, dans les Pyrénées, dans les Cévennes, on continua à travailler les vieilles mines'. Mais il est visible qu'elles rendent peu de choses La Gaule ne donne pas les filons qu'elle a promis : monnaies et bijoux d'or deviennent plus rares % et aucune inscription ne mentionne un travailleur de terrains aurifères. 11 faudra donc que les empereurs cherchent ailleurs en Occident les ressources métalliques que la Gaule leur refuse : Auguste les trouvera en Norique et en Dalmatie, Trajan en Dacie; la conquête des pays du Danube est venue au bon moment compenser les échecs de Gaule '.
La surprise fut aussi pénible en ce qui concerne le cuivre : car le monde d'autrefois, pareil d'ailleurs au nôtre, eut besoin de lui autant que de l'or : c'était, fortune faite, pour un grand de
1. Dans la mesure où l'on accepte que les Gaulois n'avaient point fait de recherches scientiliques, ce qui reste toujours à prouver.