‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 245 sur 415 · VIII. — CARRIÈRES · texte numérisé non relu

VIII. — CARRIÈRES

Rien de cela, ni salines ni ferrières, n'était chose nouvelle. Ce qui le fut, ce que les Romains apprirent vraiment à la Gaule, ce fut l'art d'extraire des matériaux à bâtir. Vignobles et carrières, voilà les nouveautés qui s'offrent à notre pays. Se transformer à la romaine, pour lui, c'était se couvrir de bâtisses : la route, la ville, la ferme, le temple, la tombe et l'image, on va les demander à la terre et à la pierre '. Jamais, sauf depuis cent ans, les ressources intérieures du sol n'ont été plus exploitées, et avec une science plus consommée^.

La terre était destinée aux briques, aux figurines, aux poteries. Depuis les plus grossières jusqu'aux plus fines ^ on utilisa tous les grands gisements d'argiles plastiques : la terre blanche de la Limagneou des plaines arvernes", la terre rouge du Gévaudan et du Rouergue '% la terre grise du Grésivaudan allobroge^ reçurent chacune son emploi. Mais toute cité eut ses tuileries et ses poteries propres, ne fût-ce que pour les briques à bâtir et les ustensiles les plus ordinaires, et elle s'arrangea de manière à s'approvisionner sur place de matières premières'.

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