Pline. XXXVI, 159; t. I, p. SI; cf. ici, p. 217, n
6. Pline signale le cristal de rocbe dans les Alpes, où on allait le cbercber à flanc de rocber à l'aide de cordes (X.XXVII, 24 et 27).
7. T. 11, p. 303, n. 9; cf. ici, p. 296, n. 4. — Pline semble aussi parler des pierres à aiguiser de la Gaule, passernices; XXXVI, 165. S'il s'agit des pierres à aiguiser les rasoirs, il doit penser aux fameux gisements de Viel-Salm en Belgique. Pour les outils communs, on a dû utiliser entre autres les grès des Vosges.
8. Ici, p. 108-111; et plus loin, p. 223, n. 4, p. 227. On allait parfois les cher-
cailloux, qu'on entassait également dans le sous-sol des routes', la marne, qui était en ce temps le principal engrais et dont on fit un ample et intelligent usage pour l'entretien des cultures-.
Enfin, et plus importante encore que le reste pour l'histoire du sol gaulois, ce fut l'ouverture des carrières de pierre à bâtir. Songeons à ce qu'il fallut de tonnes de blocs pour construire les Arènes de Nîmes : on les trouva dans les carrières voisines de Barutel, où l'on peut, dit-on, voir la brèche de géant qu'ont taillée les empereurs ^ Bordeaux demanda les assises de ses monuments aux calcaires de Bourg, et surtout à ceux de Saintonge, ces belles pierres d'une blancheur éblouissante qui finirent par devenir les plus estimées de la France entière \ Dans l'Est, on travaillait déjà les bancs de Sampans en Franche-Comté^, de Seyssel et de Villebois aux bords du Rhône''. Paris savait le moyen de tirer le calcaire de son sous-soP. D'ailleurs, la France était constituée; de telle manière, que toute ville qui se bâtissait avait à sa portée les matériaux de ses gros œuvres ^
Jamais, dans le cours de sa vie, cette terre de France n'a été plus fouillée, étudiée, analysée que dans les siècles de l'Empire romain. Rien n'était laissé au hasard. Construisait-on un
cher très loin : à Fréjus, les pierres à chaux venaient du côté de Fayence, à 20 kilomètres de là (Texier, 3' mém., p. 231). Cf. p. 215, n. 1.