Cf. t. VI, ch, I
Il arriva même ceci (en quoi peut-être la Gaule prit ses usages propres), il arriva que, une fois goûté le charme de la position assise, elle s'y livra plus que ne le faisaient alors ses maîtres eux-mêmes, qui se laissaient peu à peu gagner par l'usage amollissant des canapés et divans de repas ou de sieste. On mangeait le plus souvent assis, même dans les agapes solennelles des funérailles, on préférait ce dispositif plus gracieux et plus familier, des chaises autour d'une table ronde, aux grands lits allongés que les Romains avaient adoptés pour le service de leurs banquets '. Il avait été en pratique dans la bonne Italie de l'ancien temps ^ : la Gaule impériale le remettait en honneur.
Elle connut par suite toutes les variétés de sièges, bancs \ escabeaux, tabourets S chaises % lits de repos \ fauteuils à dossiers, à bras ou cà accoudoirs '. Rome sans doute lui en fournit l'image. Pourtant l'un de ces objets est demeuré, sinon spécial à la Gaule, du moins plus habituel à ses maisons : c'est le grand fauteuil en osier tressé, droit, au dossier et aux accou-
1. Vovez la mnjorilé des représentations de repas funéraires sur les tombes de Belgiq^ue (chez les Trévires, Esp., n°' 4062, 4063, 4097, 4104, 4184, 514G, 5154, 5155, etc.). Les personnages couchés sont plus rares, et parfois ils sont associés, autour de la même table, à des personnages assis (n°' 4150, 4158 : le personnage couché représentant le mort?). Le testament du Lingon (G. /. L., XIII, 5708) prévoit sa statue assise {slalua sedcns) et, pour les repas funéraires, une litière (lectica), peut-être pour son image, et, des deux ciités, des bancs de marbre {subsellia), avec couvertures et coussins, pour les autres convives.