RAPPORTS DES DIVERSES POPULATIONS ENTRE ELLES
que les adeptes de l'Evangile étaient surtout des étrangers, marchands ou petites gens venus de l'Asie'. Et si nous connaissions mieux l'histoire intérieure de la Gaule, nous trouverions d'autres faits de ce genre ^
Mais les journées de discorde ont été plus rares que les témoignages d'entente et d'union^ Les Celtes ne pouvaient perdre, sous la domination romaine, leurs pratiques traditionnelles d'aimable hospitalité*. Cette habitude d'avoir chez soi des esclaves grecs, hommes ou femmes, faisait beaucoup pour un intelligent accord entre les races. Quelle que fût l'origine de ses serviteurs, le Gaulois les libérait souvent à sa mort% et il n'hésitait pas à conher l'exécution de ses dernières volontés à ses affranchis de naissance grecque^ Les mariages n'étaient point rares entre l'esclave orientale et le maître indigène ou romaine Ils l'étaient moins encore entre les colons et les hommes du pays; en l'espace de deux ou trois générations, à Cologne ou à Nîmes, toute trace disparaissait des conflits ou des contrastes originels, et les éléments les plus divers s'étaient fondus en une même famille municipale^. Les Asiatiques que leur commerce amenait en Gaule y prenaient femmes ou foyers et s'y préparaient leurs tombes ^ Des Hellènes se mêlaient