‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 28 sur 415 · Xill, 5708; t. VI, ch. IV · texte numérisé non relu

Xill, 5708; t. VI, ch. IV

7. XII, 3782; 082 a, où il semble que ce soit un esclave grec qu ait épousé une Romaine {doininœ et iixori). Un ■ curieux exemple de mariage entre une Gauloise et un Oriental (un Parthe, venu comme esclave?) est donné par une inscription métrique de Grand (XllI, 5954) : conubio junctis divcrsis gentibus... Gallœ cuin Parlhis...

8. Tac, Hist., IV, 65 : Deductis oliin [les Romains, cf. § C4] et nobiscuin per conubiumsociatis, quiquc mox provenere, hxc patria est; ce sont les Ubiens de Cologne qui parlent, à la date de 70, et l'envoi de colons à Cologne date de 30 (Ann., XII, 27) : les mariages auxquels il est fait allusion ont donc eu lieu dès l'établissement des vétérans comme colons.

9. Cf. XIII, 5154, et les inscriptions citées p. 15, n. 3, 4, 6.

aux corporations locales en (jualitr. de membres ou de dignitaires', l.c Ciaiilois s'en rcmcltait volontiers à des Grecs du soin de faire léducalion de son fils- ou l'image de son dieu^ Syriens ou Italiens, tout en apportant avec eux leurs divinités nationales, rendaient volontiers hommage aux divinités de l'endroit et associaient dans leurs prières le Mercure celtique à leurs propres dieux\ Quand les dieux sont ainsi unis dans les prières des hommes, l'entente est bien [)rès de se faire parmi les humains.

Gardons-nous de comparer la Gaule romaine à ce que sont devenues les Amériques sous le flot continu des peuples occidentaux : quelque intense qu'on suppose le courant de migration, il s'est vite perdu dans les couches profondes des populations indigènes. La Gaule n'a jamais été pour les vainqueurs une terre à peuplement. Si l'on veut comprendre ses destinées à l'aide de faits contemporains, qu'on songe à l'Afrique française, à l'Inde anglaise, où le sang aulochthone survit si vigoureusement à l'influx des Européens. Encore, comme toutes les comparaisons de ce genre, celle-ci n'est-elle point d'une rigoureuse exactitude. La Gaule n'a ressemblé ni aux Etats-Unis, où les indigènes fuient et disparaissent, ni à l'Algérie, où ils gardent pied et résistent ^ Il s'y est passé un phénomène tout différent de ceux qu'offrent nos sociétés modernes, celui d'une société humaine très ancienne et très solide qui finit par faire corps avec ses nouveaux hôtes, leur imposant sa nature et leur empruntant leurs usages ^

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