‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 278 sur 415 · Esp., n · texte numérisé non relu

Esp., n

10. Cf. Coyon, Travaux de l'Acad. de Reims, GXIII, 1902-3, p. 199 : il semble qu'oa ait trouvé près de Reims l'équivalent de nos réticules ou sacs à main, avec « face étoiïée de lilé d'or laminé appliqué sur les lils de chaîne ».

H. T. II, p. 325.

12. Soit de coussins d'appui, cervicalia cenatoria. longs coussins d'appui pour bancs de tables à repas (XllI, 5708), soit de coussins de sièges (car il ne faut pas oublier que,ïi le corps des sièges était en bois, il portait d'ordinaire des coussins; Esp., n" 5156, etc.), soit de coussins comme appuis de pieds.

24'j. LA FABIIICATION.

le COU et la gorj^^e'. Le lin- servait aux vêtements de dessous ^ et aux voiles de femmes \ aux draps de lits ^ aux nappes ''' , serviettes et mouchoirs^ : car de cela, les Anciens firent aussi bon usage que nous-mêmes. Le mouchoir, par exemple, fut un accessoire indispensable à la toilette des jours solennels ; et les hommes eux-mêmes, sur leurs monuments funéraires, se faisaient représenter le tenant à la main, ce que d'ailleurs j'ai peine à comprendre*. Avec le chanvre, on fabriquait sans doute les mêmes objets qu'avec le lin, mais en étoffe plus rude ^

Lin et cbanvre trouvaient d'autres emplois industriels, aussi importants que ceux du vestiaire : toiles à voiles pour les navires, à quoi excellèrent les gens de Normandie et d'Artois '"; toiles et

1. Esp.. n°' 1146,3127; cf. Rev. des Et. anc, 1908, p. 70-7. — Peut être aussi des tricots, ou tout au moins des manches (n" 1128), ou mému des mi laines. — Sans doute aussi des écharpes ou des ceintures, et même des bas (nécropole de Martresde-Veyre). — Les housses ou écharpes à franges que portent sur l'épaulé certains cochers (n"' 1149. 1141), doivent élre des récompenses de cir([ue.

2. Ars lintiaria à Lyon, XIII, 1995; linlearins ou lintiariux à Nîmes, XII, 3340; à Narbonne. 4484; lintiarius ex civilaie Vcliocassium (Rouen) à Lyon, XIII. 1998; linarius à Bordeaux, XIII, fi39; plus tard, liiiificium (ou linyjium) d'État à ^■ienne, Not. dign., Occ, 11, 62.

3. Camisia, chemise (la seconde tunicjue qui apparaît dans les images masculines ou féminines pourrait parfois être la chemise). Fémorales ou fcminalia, caleçons d'hommes ou pantalons de femmes (le plus souvent, au début, sous forme de /asc/as enroulées); cf. Jérôme, EplsL, LXIV, 10, P. L., XXII, c. 613.

4. Ils peuvent, sur les représentations funéraires, se confondre avec les manteaux qui enveloppent la tête; cf. Esp., n" 1489, etc. — Ajoutez les bonnets ou coilles de femmes, p. 248, n. 2.

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