‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 286 sur 415 · CUIR ET INDUSTRIES SIMILAIRES · texte numérisé non relu

CUIR ET INDUSTRIES SIMILAIRES

de toile, qui enveloppait et tenait bien mieux le pied que la sandale classique' ; le sabot de bois, dont on faisait dès lors une grande consommation'; le gros soulier de cuir, bas, dur à la fatigue, avec forte semelle garnie de clous ^ ; et puis, le chausson fourré \ la bottine à courroies % la bottine élégante ou le soulier de fantaisie, tantôt à la pointe allongée et retournée, tantôt aux oreilles retombant sur les côtés''; et enfin, pour les chasses ou les travaux des champs, les guêtres, les jambières, les bandes molletières, et surtout les grandes bottes, solides et imperméables \ Et toutes ces manières, et d'autres encore, sont arrivées jusqu'à nous.

La préparation du cuir livrait également un nombre extraordinaire d'objets d'équipement et de harnachement : tabliers d'artisans ^ fourreaux et ceintures de soldats % harnais, brides et selles pour cavaliers ou voi turiers *", bourses, sacs et sacoches pour tout le monde", sans parler des outres en peau de bouc ou de chèvre, qui servaient aux usages les plus divers, à conserver et

1. La gallica des textes, mais le innla pu pa-ser aux sandales classiiiues. Trois espèces dans l'édit de Diûclétien(9, l2-i), (jalLicœ viriles monosolcs, viriles ruslicanœ bisoles, curs iri.x. Il devait du reste s'en trouver avec des semelles en bois. — La caliga est, en principe, la sandale du soldat, à semelles à clous de fer.

2. Sabotier au travail, avec tous ses outils; Esp , n"' 2783, 3085. Cf. p. 178, n. 2.

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