Cf. t. II, p
ALIMENTATION. 2o7
sa boisson courante, au vin et à la bière. Elle recherchait, comme le lui reprochaient les Romains, toutes les manières de boire', et le pays était propice à la fois à l'élève des abeilles et à la culture du pommier-. Remarquons que la pomme, au même titre que la grappe de raisin, est parvenue chez les Celtes au rang d'emblème religieux et familiaP : cela serait-il arrivé, si elle n'avait été qu'un fruit de dessert^?
C'est en Provence et en Languedoc, et notamment autour d'Aix^ et de Na^bonne^ que se concentrait la fabrication de l'huile. On la réussissait si bien, que les producteurs du iMidi pouvaient supplanter môme sur les marchés de Rome leurs rivaux d'Espagne et d'Italie " : il est possible que le fruit do France eût une saveur moins forte, plus fine. Mais d'autre part, la Gaule devait importer de l'huile plus encore qu'elle n'en expédiait : car depuis l'annexion à Rome, elle en faisait une consommation extraordinaire, pour la cuisine ou pour les jeux*. Grâce au patronage des maîtres du jour, le beurre reculait devant elle, de même que la bière devant le vin^
Voici encore qui est nouveau dans les Gaules : le trafic et le débit des viandes de boucherie y donnaient lieu, surtout dans les grandes villes, à un important mouvement d'affaires; elles avaient leurs abattoirs'", leurs marchés aux vian-