‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 30 sur 415 · T. IV, p · texte numérisé non relu

T. IV, p

5. T. IV, p. 179 et s., p. 185 et s. (je ne parle toujours que de l'époque avant Marc-Aurèle; cf. p. 32). L'affaire de Sacrovir, en 21, eut encore moins d'importance (t. IV, p. 154-100).

0. Je ne sais s'il y a à tirer argument du texte de Pétrone sur Marseille, Massili.^nses quoliens pestilentia laborabant (fr. 1, Biicheler; cf. t. I, p. 437, n. 4).

7. La peste, sous Marc-Aurèle (p. 32, n. 5), fut accompagnée sans nul doule. de famine (Orose, VII, 15, 5).

catastrophes qui Taieiit frappe sont des incendies de grandes villes'. Tout invitait à des productions dliommes : de nouvelles tâches réclamaient partout de nouveaux bras, terres à défricher, mines à exploiter, fabriques à établir et comptoirs à fonder-.

Les ruines semblent prouver que la Gaule ne faillit point d'abord à ce devoir de produire des hommes. Sans atteindre les millions d'êtres de Paris, elle eut presque autant de grandes villes que la France d'avant la Révolution \ Arènes et théâtres y supposent des foules énormes : plus de vingt mille spectateurs, à peine quatre fois moins que dans le Cotisée de Bome\ s'entassaient aux amphithéâtres de Nîmes, d'Arles, d'Autun, de lîordeaux^ Petites bourgades et gros villages abondaient ^ Il n'est peut-être pas une seule de nos trente-six mille communes qui ne possède, auprès du clocher de son église, la mosaïque ou les briques d'une villa gallo-romaine ^ A la lisière ou dans les clairières de nos grandes forêts, enchevêtrées maintenant dans les racines des hêtres ou des chênes, il n'est point rare de trouver des fondations monumentales, vestiges de grandes et belles demeures, qui mettaient jadis une vie intense sur une terre où la nature a de nouveau repris ses droits ^

Si donc la population de la Gaule, avant César, a atteint ou

1. Lyon en C5 (t. IV, p. 177), Narbonne entre i:î8 et 149 (t. IV, p. 473).

2. P. 177 et s., 203 et s., 211 et s., 264 et s., 318 el s., etc.

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