‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 301 sur 415 · Ici, p. 262, n · texte numérisé non relu

Ici, p. 262, n

3. Probablement aussi des figurines et bas-reliefs de toutes sortes, images de défunts, etc. La connaissance exacte de l'archéologie de la cire a, cela va sans dire, considérablement souffert de la nature périssable de la matière.

4. Voyez les innombrables sceaux trouvés en Gaule, XIII, 10022-24, etc.; XII, 5690, 5693.

5. Ausone (Ep., 4, 10 et s.) écrit à un ami du Bas Médoc qui achète, pour revendre, albentis sévi globulos [suif pour éclairage] et pinguia cerœ pondéra Naryc'.amque picem [il ne peut s'agir que de la poix du pays, à laquelle Ausone, selon son habitude, aura appliqué un vocable fameux; cf. Virg., Geo;-;/., 11. 438] scissamgue papyrum [mèches à chandelles faites avec des filaments, non de papyrus, mais de quelque plante du Médoc, sans doute le jonc des chaisiers, scirpus lacustris], famantesqae olidiun paganica luinina tœdas : le correspondant d'Ausone est un courtier, acbeteur et vendeur de produits pour éclairage.

6. Cf. p. 260, n. 2. Jusqu'à quel point on consommait de la cire dans l'Empire, c'est ce que montre le tribut de 200 000 livres de cette matière imposé à la Corse, pays grand éleveur d'abeilles (Tite-Live, XLII, 7).

7. Pour la partie technique des § 9 et 10, Hrongniart. Traité des arts céramiques, y édit., 1877 [l'ouvrage a paru en 1844].

8. Ars cretaria. Il est à'remarquer que le potier, fijulus, ficlor, qui est l'ouvrier ayant peut-être le plus produit en Gaule, est celui qui est le moins représenté en épigraphie et sculpture funéraires ou autres (C. /. L., Xll, 4478?, à Narbonne

autant que l'amour de la bâtisse, fut pour les Gaulois une manière de devenir latins, de s'imprégner de ces habitudes classiques oii une si belle place était faite à la terre du potier et à l'art du modeleur. Jamais l'argile de France ne s'est adaptée à plus d'usages, — En voici les principaux.

1"^ Les grands récipients en terre cuite étaient depuis long temps connus du monde occidejital : c'est par eux que la céramique avait débuté en Gaule dans les temps de la pierre polie \ et, à la veille de la conquête romaine, c'est à ce genre d'ustensiles que se consacraient surtout les potiers belges ou celtes -, A force d'application, quelques-uns étaient arrivés à d'excellents résultats, tels que ces grands vases à la taille svelte, aux flancs élancés et saillants comme des carènes de vaisseaux, aux teintes d'un noir uni et profond, ou parfois au contraire claires et bariolées, rouges, blanches ou violettes, trouvées peut-être en un effort d'emprunt au jeu de l'arc-enciel ^

Ce mouvement qui entraînait les Gaulois, à la suite des Grecs *, vers la grande poterie élégante et fine ou vers la céramique colorée, la domination romaine l'enraya assez vite. Ils conservèrent encore quelque temps le goût des vases à couleurs appliquées, h fond clair et blanc portant de larges orne-

magister figulorum du cùlé de Nimègue, XIII, S129; fictiliarius a. Metz, XIII, 590*, authentique). En revanche, de tous les commerces, celui qui a fourni le plus d'inscriptions, est celui de la terre cuite : ncgolialores arlis cretariœ ou cretarius, XIII, 1906,2033, Lyon; 4336, Metz; 6366, 6524, 7588, Germanie transrhénane; 8224, 8350, Cologne; 7228, Mayence ; etc.). Cela tient sans nul doute à l'organisation du travail en vastes ateliers, qui devaient être souvent des aleliers de domaines (p. 275, n. 3), et à celle de la vente, qui devait être concentrée entre les mains de gros dépositaires et commissionnaires, les ncgolialores en question, ai-.hetant dans ces domaines. Mais on ne peut généraliser ces conclusions; cf. p. 275, n. 3.

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