‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 304 sur 415 · Déchelette, Vases, 1, p · texte numérisé non relu

Déchelette, Vases, 1, p

2. Cf. Déchelelte, Vases, I, p. 12 et 17; il ne peut s'agir, bien entendu, que de l'arrétin de bonne époque. — Il faut du reste ajouter que la conlection de la céramique gallo-romaine, elle aussi, est encore aujourd'hui à peu près impossible à réaliser. Analyses et remarques de Brongniart, I, p. 420 et s. : « La ressemblance... de ces poteries est une sorte d'énigme ». On a supposé que les Anciens, <• choisissant des argiles presque sans couleur, et propres à fournir une pâle fine et dense, leur donnaient la couleur rouge par des proportions appropriées d'ocre rouge introduite dans la pâte ». L'application du vernis est également un problème : aucune trace du pinceau; peut-être « par immersion dans un liquide qui tenait le vernis en suspension ». — Voyez aussi Keller, Die rothe Rœm. Tôpfcr-Waare mit bes. Riicksicht aiif ihrc Glasur, Ileidelberg, 1S7G.

3. Paiera, patina, patella, s'entendant surtout des assiettes; patella, également de grands plats à servir; paropsis, surtout des grands plats (le parasidus des inscriptions, Déchelette, l, p. 87); catinus, catillus (C. I. L., XIII, 10017, 40, 48, 49, 50), des plats plus creux, se rapprochant des tasses ou des soupières (0 1. 09 et 0 1. 41 de contenance, suppose Déchelette).

plus petites aux plus larges dimensions, depuis la mignonne soucoupe de dessert jusqu'au plat monumental pour gibier, poisson ou volaille*, et aussi des bols et des tasses, également avec d'innombrables variétés de tailles et de formes - ; — la vaisselle de buiïet, ou, si l'on préfère, de décor et d'apparat, grands vases hauts et droits, imités des cistes de métal si chères aux Anciens ^ potiches ventrues à couvercles \ urnes à anses", flacons à verser ^ majestueuses soupières surchargées d'ornements '. Et je passe, en fait de faux arrétins, quantité de types et d'espèces*.

Cependant, malgré la diversité de ses produits, la céramique gallo romaine ne fut que la médiocre copiste de l'industrie italogrecque. En dépit de ses efforts, elle échoua ou recula devant les vraies difficultés. A ses collections de modèles, il manque d'ordinaire la coupe, au pied fragile et à la courbe élégante, ou la fiole au type de l'amphore, avec la sveltesse de son col et le galbe de sa taille \ On sent bien qu'elle travaillait pour le plus

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