‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 307 sur 415 · Sauf quelques exceptions · texte numérisé non relu

Sauf quelques exceptions

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grand nombre, et qae ceux-ci étaient fort indill'érents aux délicatesses du potier hellénique.

La même conclusion s'impose quand on examine les figures moulées en relief sur les parois des plus grands vases. Les cistes ou les soupières dont nous venons de parler, et qui étaient sans doute disposées pour faire ornement sur les étagères des dressoirs ou les tables de repas, portaient à l'extérieur, pareilles en cela aux potiches ou aux jardinières de nos salons, des images de tout genre, rinceaux, arabesques, scènes de chasse, de mythologie ou de jeux, portraits de dieux, d'animaux ou de gladiateurs ', de quoi retenir de temps à autre l'attention de visiteurs ou de convives désœuvrés. Or, je ne trouve rien, dans le monde galloromain, qui soit plus banal comme motif, plus faible comme dessin, plus médiocre comme facture : le relief, lourd, grumeleux, mal proportionné, suffit à indiquer que toutes ces figures se fabriquaient en nombre, dans une production aussi régulière, aussi inten'se, aussi peu personnelle et aussi envahissante que de nos jours celle des bronzes de Vienne ou des pendules de la Forêt-Noire -.

Cette grossièreté des figures s'explique en partie par la manière dont elles étaient obtenues. — Chacune était d'abord modelée à la main, isolément, par un sculpteur ornemaniste : et il est possible que cet homme ait été parfois un artiste de mérite, et que son dessin lui ait été bien payé par un patron de

1. Il y a, au point de vue de la fabricalion, deux systèmes d'ornèmentalion. Ou bien les ornements étaient préparés en creux, par empreintes, sur le moule de l'ensemble du vase, et, par suite, moulés avec le vase même. Ou bien, le vase étant d'abord achevé, les ornements étaient préparés en relief à l'aide de moules distincts, et ensuite appliqués sur le vase à l'aide de barbotine. Le premier système caractérise surtout la poterie antérieure aux Sévères {vases à reliefs provenant de moules estampés); le second, surtout la poterie postérieure à Marc-Aurèle (vases à reliefs d'applique). Cette seconde catégorie, d'ailleurs, renferme moins de la vaisselle d'usage domestique que des vases d'ornement, et beaucoup d'images de cette catégorie devaient commémorer quelque fête, où le vase était acheté comme Souvenir. Cf. Décheletle, Vases, surloiut II, p. 167 et s.

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