p. 36(>; cf. t. YI, ch. 1 et III
3. Tous les procédés anciens (t. II, p. 311) se retrouvent, mais le moulage est devenu peut-ùlre prédominant, comme en céramique (p. 273) et en verrerie (p. 293). C'est une iiuestion, si l'on pouvait fabriquer en (jaule le fameux bronze des tables publi(iues, œs labulari (p. 322, n. 1).
4. Il faut distinguer, parmi les marques des tuyaux de plomb : 1° celles qui portent les noms des empereurs (par exemple 20 à 30, à Lyon, au nom de Claude; XIll, 1002D, 3), et (|u^on croit indiquer les eaux destinées au service impérial; 2° celles qui portent des indications d'esclaves de villes (à Nîmes, XII, 5701, 58), peut-être pour le service des eaux municipales (à quoi on peut objecter que les tuyaux ont été découverts bien loin de Nîmes); .3° celles qui portent des signatures de plombiers ordinaires (cf. Germain de Montauzan, p. 350 et s.). — Sur le mode de soudure de ces tuyaux, voyez les remarques topiques de ce dernier, p. 200 et s. Je trouve clicz Jaccjuemin (Guide du voywjcur dans Arles, 1835, p. 216) que, pour la soudure des tuyaux d'Arles, sur 144 grains d'alliage il y en a 84 de plomb et 60 d'élain, ce qui est une soudure maigre, ou une soudure au tiers. — On sait que ces tuyaux permettaient aux eaux de traverser même les fleuves, par exemple à Arles (XII, 5701, 2). Voyez l'étude de Germain de Montauzan sur les siphons, p. 176 et s. — Dans quelles énormes proportions ce tuyaulage de plomb était employé, c'est ce qu'on verra encore chez ce dernier (p. 204-5) : les siphons des aqueducs de Lyon ont nécessité de dix à quinze mille tonnes (la production actuelle du plomb en France n'atteint pas 30 000 tonnes).
5. Beaucoup plus habituels qu'on ne croit, surtout depuis le second siècle, sous les influences des religions orientales : mais je ne crois pas que les sr.rcopliagcs en plomb soient uniiiuement des tombes d'Asiatiques (cf. Esp., n"^ £924, 3930, 3969, 4385, etc.). Cf. p. 15. Peut-être sont-ils importés pour partie.
6. Par exemple les tablettes trouvées dans un puils à Rom dans les Deux- Sèvres (!\Iém. des Antiquaires, LVIII, 1^899, p. 133); tablettes des Inscriptions magiques (AudoUent, Defixionum tabcllœ, 1904. p. xlvii-ix).
7. Comme celui qui représente le passage du Rhin à Mayence sous Dioctétien (Cabinet des iMédailles; Koepp, fig. 112), et qui peut être le modèle ou la réplique d'un médaillon en or.
8. Cf. Dissard, Collection Récamier, Catalogue des plombs antiques, ,\dÔa; C. I. L., XllI, 111, p. 719 et s.; etc.
l'étranger pour accroître sensiblement la richesse du pays\ En revanche, l'industrie du fer devenait la grande métallurgie des Gaules^. Sa prospérité, ébauchée dans les derniers siècles de l'indépendance, s'affirma pour toujours. Tout un monde de travailleurs relevait d'elle, depuis les maîtres de forges puissants et riches ^ jusqu'aux humbles forgerons de campagne : marteaux et tenailles, ce sont peut-être les outils qui apparaissent le plus souvent sur les tombes*. Aucune industrie ne fit davantage pour la vie des Gaulois, leur vraie vie, celle des camps, de la terre, de l'atelier, du foyer. Elle procure aux paysans charrues, herses, faux, couteaux, haches et serpes^; aux charpentiers ou aux maçons, marteaux, ciseaux, tenailles, scies, clous aux formes innombrables ^ écrous, clés à visser, limes, règles, compas et enclumes \ et ces fameuses hachettes de fer, ou asciœ, si célèbres dans la symbolique funéraire des Celtes ^ Les hommes de guerre reçurent d'elle leurs armes de tout genre, et notamment les épées, dont le commerce suffisait à faire vivre une maison de négoce ^; les chasseurs lui
1. Voyez les remarques de Germain de Montauzan, p. 20o et s.; ici, p. 207-8, p. 324, n. 5. Il va de soi que le gros travail de plomb était fait sur place par des ouvriers locaux achetant des lingots de plomb aux agents des mines (Xll, 5700, 1; cf. p. 208, n. 3). Mais il est possible que certains éléments ou ornements des sarcophages aient été importés de quelques grandes fabriques, gauloises ou autres.
2. Je laisse de cAté certains essais artistiques sans conséquence, comme la tète de soldat en fonte creuse trouvée dans le pays de Namur (Ann. Soc. arch., XXIV, 1900-4, p. 189). Mais ils n'en témoignent pas moins de l'esprit d'initiative métallurgique des populations de ce pays (cf. p. 303, n. 3).