Cf. n
6. Il est bon de ne pas généraliser. Les usages, en rtiatière de signature, n'étaient
marque, c'était du reste simplement leur nom, tracé au stylet, ou moulé à même l'objet, ou empreint à l'aide d'un timbre. Chacun avait sa signature préférée : l'un écrivait volontiers son nom en toutes lettres*, l'autre le figurait souvent par des initiales'. Mais rien n'était plus facile à imiter. Et je ne sache pas que les empereurs se soient jamais armés afin de combattre ce genre de fraudes. Après tout, la fabrication des faux arrétins d'Auvergne et de Rouergue n'est à son origine qu'une vaste entreprise de contrefaçon \ L'État et les industriels s'en remettaient au public du soin de reconnaître les marques authentiques et les produits originaux. Enfin, à partir des Sévères, on abandonna peu à peu l'usage des marques industrielles^ : nous ignorons si ce fut à la suite d'édits impériaux.
Ne croyons pas cependant à une tolérance systématique de l'État en matière industrielle \ Quand il le jugeait bon, il intervenait, vivement et violemment, plutôt par à-coup " qu'en vertu
pas impérieux : le potier Primus, de La Graufesenque (en supposant qu'il n'y en ait eu qu'un de ce nom), a signé de GO manières diiïérentes (XIII, 10010, 1309).