‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 353 sur 415 · Pline, XXXI V, 164; cf. p. 207-8, 306, n · texte numérisé non relu

Pline, XXXI V, 164; cf. p. 207-8, 306, n

5. Lingots de plomb de Bretague (du temps de Septirae Sévère) trouvés près de Chalon (XIII, 2612), à Lilleboune (3222). Cf. p. 306, n. 4.

6. Cf. p. 220-7, p. 322, n. 1, p. 212-3. — En Belgique et ailleurs, on a relevé, outre ces trois marbres, essentiels en Gaule, la serpentine verte d'Egypte, la fleur de pécher d'iliyrie ou d'Épire [le Molossium du Bas Empire?', le noir de Proconnèse [blanc à veines noires? ou noir de Cyzique?; cL Paul le Silentiaire, Descr. S. Sophiœ, V. 576J, sans doute aussi le marbre blanc à veines violettes de Syunada en l>|jrj^gie (Docimenuin); Ann. de la Soc. cCArch. de Bruxelles, XIX, 1905, p. 345 et s.; Blanchet, Décoralion, p. 9. A propos des colonnes de marbre dans les thermes de la villa de Bourg sur Dordogne, Sidoine énumère les marbres qu'on devait importer en Gaule {Cannina, 22, 137-141) : Cedat punicso preliosus livor in antro Synnados [Docimeivdin], el Nomaduni qui portai eburnea saxa collis [Chemtou], et herbosis quœ vernant marmora vents [serpentine verte d'Egypte?]; candentem jarn ilolo Paron [blanc de Paros], jam nolo Caryston [cipolin, blanc veiné de vert, de Carystos en Eubée]; vilior est rubro quœ pendet purpura saxo [porphyre rouge d'Egypte?]. Fontaine en marbre de Paros à Bordeaux, Ausone, Urbes, 148; Gapitole de même matière à Narbonne, id., 120. Il est possible d'ailleurs que ces poètes aient mis à tort et à travers des noms de marbres célèbres. — On a supposé que les entrepreneurs de Gaule adressaient leurs commandes à des entrepositaires de Rome.

7. Cr. p. 206: Pline. XXXIV, 4; Strabon, III, 2, 9. — Ajoutez les importations d'or (des pays du Danube?, p. 205), d'argent (d'Espagne?, p. 207). — L'importation du soufre, dont on se servait en médecine, en vinification et surtout dans l'apprèlage des tissus, peut expliquer les rapports suivis avec la Sicile (p. 338, n. 5).

On répartira en deux groupes les objets fabriqués fournis par le dehors.

Les uns servaient surtout à l'usage commun, et ceux-là d'ordinaire étaient expédiés par des manufactures italiennes : telles étaient les lampes d'argile du potier raodenais Fortis', les casseroles de bronze de Polybe le chaudronnier campanien-, la vaisselle de table des céramistes arrétins Cnéius Atéius ou Tellius Samia% pour ne citer que les marques les plus recherchées par les magasiniers de la Gaule. Ils demandaient beaucoup moins aux autres régions de l'Empire '", tout au plus mettra-t-on en ligne de compte les aciers de l'Espagne celtibérique % les verroteries syriennes'', les poteries barbotinées de l'Angleterre', le papyrus ou le papier d'Eg3^pte ^ Le pays, en ces sortes d'affaires, cherchait le plus souvent à se passer du voisin. Il finit même, dès le second siècle de l'Empire, par n'avoir plus besoin des bronziers et des potiers transalpins, et l'importation des produits usuels, de l'article de bazar, comme nous dirions aujourd'hui, si intense d'Italie en Gaule au lendemain de la conquête, fut peu à peu arrêtée par un courant contraire'.

Les objets d'art ou de luxe avaient pour origine les écoles de sculpture ou les ateliers d'orfèvrerie des vieilles cités méditerranéennes, où se perpétuaient des traditions séculaires, Rome,

Page 1