Cf. p. 269 et s., 304 et s
Cartilage, Alexandrie, les villes de Syrie ou d'Asie Mineure. Vases d'argent aux fines sculptures, patères d'or, chefs-d'œuvre de verrerie historiée, gemmes, bijoux, ivoires, statues de marbre ou de bronze, chacune de ces œuvres trouvées sur le sol de la Gaule' doit être longuement étudiée à part, si l'on veut déchiffrer le secret de sa naissance, la patrie et le style du lointain artiste qui l'a créée. Mais si cette étude ajoute d'utiles détails à l'histoire générale de l'art, elle n'intéresse que faiblement la vie économique et les destinées du commerce dans notre pays. Car l'imjiortation de pièces de ce genre ne pouvait comporter de gros chilîres d'affaires : elle ne mettait en branle que les fonds de quelques riches, particuliers ou municipalités, et les courtages de quclijues agents spéciaux.
On signalera à })art, parmi ces objets de fabrique, les tissus de luxe, broderies d'or et d'argent et pièces de soie-. L'Orient, l'Egypte surtout, en étaient les fournisseurs attitrés; et on pensera volontiers que ces Syriens et ces Asiatiques, si nombreux en Gaule, furent les dépositaires des grandes manufactures orientales de tapis et d'étoiïes. Car chacune de nos villes avait dès lors ses boutiques de Syriens ou de Juifs, comme elle les a toujours ^
Il est probable du reste qu'ils vendaient bien d'autres choses, liqueurs, parfums, onguents^ papier^ et peut-être déjà les inévitables confiseries de toutes couleurs. Mais ces marchandises, beaux objets ou camelote, n'arrivaient point toujours directement d'Orient en Gaule'' : beaucoup passaient par les fabriques ou les entrepôts de Home ou de Campanie '.
1. Cf. p. 302. 301. 296, n. 4, p. 292, n. 4, p. 291, n. 7, p. 305, n. I, p. 298, t. VI, ch. III.