Uncia, 27 gr. 288. C. /. L., XII, 334; etc
9. Modius, 8 litres 734. Cf. C, XII, 3179 (framcnti modliiin). XIII, 10003, 93 et s.
10. Sexlarius,Ol. 347. Cf. XIII, 10003, 93 et s. ; 10008, 45. Cf. ici, p. 271, n. 2, pour les mesures des récipients de table et de cuisine. Voyez, à la devanture d'un marchand de vins, les spécimens de six mesures en forme de pichets (Espérandicu. n" 3608).
11. Cf. XII, 3081, I ; Vainphora est de 26 1. 26. Pour ces gros récipients, ici. p. 266.
346 LE COMMRRCE.
pour les j^^rains et les liquides, l'iiieul les mesures courantes, toutes suivant les étalons réglés à liome. Mais je doute d'une proscription absolue des systèmes indigènes : le conmierce eût pâti plutôt que profité à des violences administratives. On dut tolérer dilTérentes mesures du pavs, et quelques-unes même, comme la lieue, parurent plus tard si commodes que l'Etat finit par les préférer dans certains cas aux siennes propres. Ce ne fut point d'ailleurs sans les modifier légèrement, de manière à établir entre elles et les mesures latines un rapport rigoureux, une proportion facile à retenir : la lieue, par exemple, fut fixée à un mille et demi '.
Les droits de circulation quu l'Etat prélevait sur les marcliandises, deux et demi pour cent à l'entrée en Gaule, un pour cent en cas de vente, cinq pour cent dans les ventes d'esclaves-, n'étaient point fort onéreux, et une pratique assez conciliante empêchait que la perception n'en devînt une cause de gène : c'est ainsi que les marchandises d'Afrique ou d'Italie, destinées aux entrepots de Lyon, étaient plombées au départ et n'étaient plus ouvertes qu'à l'arrivée, au moment d'acquitter les droits : ce qui évitait tout retard dans le transport, et ce qui garantissait à la fois le fisc contre la fraude et le commerce contre le vol en cours de routée — Nous sommes beaucoup moins renseignés
1. Soit 2217 m. 75. t. IV, p. 283; t. II. p. 30.j, n. 3. — Sur la lieue germanique, t. II, l. c. — Ce qui a dû persister le plus longtemps (comme aujourd'hui), ce sont les mesures agraires (les mesures indigènes sont mentionnées par Columelle, cf. t. II, p. 391-5; et l'arpent gaulois subsista sous tout l'Empire pour les vignobles, ici, p. 188. n. 3), et peut-être celles des vaisseaux vinaires en bois (t. IV, p. 283, t. Y, p. 233. n. 2).
2. T. IV, p. 305-8. Pour l'impôt sur les ventes, il ne devait frapper, je pense, q.ue certaines transactions constatées par écrit, suivant quittances ou bordereaux et peut-être seulement celles conclues d'après le droit romain.
3. Gela parait résulter de C. I. L.. XIII, 10029, 59 : marchandises plombées au port de Rusicade (Philippeville en Numidie) et transportées à Lyon; et, par suite, cela peut expliquer bien d'autres plombs trouvés à Lyon. Cf. t. lY, p. 305. — Au sujet des plombs énigmatiques de Lyon marqués au mot anaboliciim (XIII, 10029, 43; ici, t. IV. p. 305, n. 2), je suppose maintenant (en rapprochant Hist. Aug,, Aar., 45, et Ulpien, Fragm. T'aL, 137) qu'il s'agit de marchandises rares, venues d'Kgypte par le Rhône et la mer, papier, verroteries, tissus de luxe, etc., dédoua-