‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 38 sur 415 · HY(3IENE ET UUUÉE DE LA VIE · texte numérisé non relu

HY(3IENE ET UUUÉE DE LA VIE

la limpidité de leurs eaux, excellentes à boire'. Sous les rues, deségouts emportent au loin les matières infectes-. On vantait plus que jamais la propreté des Gaulois, et cette qualité n'a pu que s'affirmer sous l'éducation romaine^ Aux abords des villes et dans les campagnes, la guerre est déclarée aux marécages, foyers de typhus et de peste*. Les cultures sont plus nombreuses et la nourriture plus variée; partout s'est répandu l'usage de l'huile, le plus sain des condiments pour les repas, et le réconfort des muscles amollis; le vin, autre cause de force et de gaieté, s'est propagé par tout le pays^ Aucun obstacle politique ou matériel ne s'opposait, en cas de disette, à l'arrivée des aliments nécessaires".

Aussi, comme on vient de le dire, l'histoire de ces temps, pendant deux siècles, ne parle ni de famine ni de peste\ On mourait des maladies communes et courantes.

Nous ignorons trop les détails de la vie et de la mort des Gaulois pour savoir exactemant quelles étaient ces maladies. Celles qui nous sont le moins inconnues sont les maladies d'yeux, peut-être plus fréquentes que de nos jours^ Mais de celles-là on ne mourait point. Les autres, maladies de poitrine ou de cœur, fièvres ou paralysies, rhumatismes ou calculs, ressem-

romaine. Il n'einpèclic que l'Iiygiène de l'eau a é.é poussée par les Romains plus loin encore ijae par nous, et c'était là un très important contre-poids aux fantaisies de leur médication.

1. Julien, Mis., [). 3iO : "Voiop r|0;Trov /.al y.aÔapojrxTOv opav xal tJ.'^v/ àOi/ovT; Trapî'/tov.

2. P. 2v n. 7 et p. 57 -jS. Voyez dans le Digeste, au litre De cloacis (XLllI, 23), les précautions prises ad saLubritatein cwilalium.

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