Cf. p. 32 et
8. Cf. t. VI, ch. II, l'abondance de cachets doculislos, et voyez la quantité de recetteschez Marcelius. De medicamentis, VIII; ajoutez le très grand nombre d'yeu.x de métal trouvés dans les sources comme e.K-voto. Peut-être à cause de la poussière des routes et des rues, résultant du manque d'arrosage et de l'absence d'arbres cf. p. 55 et 113).
blaieiit, autant qu'on en peut juger, à celles de nos jours'.
On les soignait d'une manière différente, plus empirique et magique que rationnelle et raisonnable. Mais on les soignait autant, et aux mêmes endroits. Toutes nos stations d'eaux ont été fréquentées des Gallo-Romains^ Chaque cité possédait SCS médecins\ dont quelques-uns tenaient leurs charges de la commune^ Quelques villes avaient même des femmes pratiquant la médecine, sans parler des simples accoucheuses^ Et si étrangers aux méthodes scientifiques ^ qu'on doive supposer ces « disciples d'Esculape » \ on n'aperçoit pas que leur ignorance ait fait un tort particulier à leurs malades.
Nous pouvons essayer, à Taide des épitaphes, de retrouver les résultats de cette hygiène et de ces soins, entendons par là la durée moyenne de la vie. Cette durée devait être d'une trentaine d'années tout au plus^ : ce qui est inférieur à la mo3"enne
1. lîx-volo pour quelques-unes : maladies de matrices? (Espérandieu, IV, p. 3G4-5; V, p. 142); iiernies? (IV, p. 360, n''5); hydrocèles? (id., V, p. 130-1, 139); pieds ou jambei dillormes? {id., IV, p. 3G8-9) ; maladies des seins {id., \,n''3SS3); maladies des genoux {id., V, n''3888j; oreille (Saint-Germain, Cat. somin., p. 98); etc. Sur les goitreux des Alpes, Pline, XXXVII, 44. Il n'y a rien à tirer de spécial à la Gaule dans le De inedicamentis de Marcelius le Bordelais (éd. Niedermann, Corpus medic. Latin., V, 1910), encore qu'il déclare emprunter eliam ab agrestibus et plebeis remédia fortuita alqiie siinplicia.