Cf. t. IV, p. 339 et
géoiuèlres, jx'.sciirs et jaugcurs attitrés ', j^rellitM-s, prud lioiiiiiies et écrivains publics, courtiers-, assureurs, encaisseurs, coin[)tables, receveurs de rentes, recouvreurs de créances ^ notaires, et surtout les manieurs d'argent, qui étaient les changeurs ou les banquiers '.
Ces derniers étaient, en ce genre de métier, les plus nombreux, les plus actifs, et parfois les plus malhonnêtes. La force des choses est telle, que le présent, sur ce point, ne fait que répéter le passé. Ces banquiers de l'ancienne Gaule faisaient, comme ceux du Moyen Age et de maintenant, toutes sortes d'alTaires, dont l'escompte et le recouvrement étaient les moins avantageuses. Ils avaient, les jours de marché, leurs comptoirs sur la place, et se chargeaient du change de la monnaie '. On se servait d'eux, je pense, pour courtiers en immeubles, en fret (ju en marchandises. Eux seuls avaient les capi'taux qui permettent de longs crédits : ils étaient la ressource du commerçant 'aux abois, et il leur arrivait même souvent de prêter aux municipalités ^ Car sous ce nom de banquiers, nunmiularii, il y avait les conditions les plus diverses, depuis le changeur à figure interlope qui s'installe dans les foires de
1. Mensor h Narlionne (XII, 4490) : c'est un aiïranclii impérial, sans doute employé aux services puijlics; Espérandieu, n°' 1098, .5135 (scènes de pesage); mensor fruinenli pour l'armée, Xlll, 7007. Sur la jauge des blés destinés à l'annone, cf. t. IV, p. 307, n. ;?.