IV. — LA RICHESSE DES DIEUX
Le seul être qui fût plus encombrant que le riche, c'était le dieu : j'envisage ici les réalités matérielles que créait la présence d'un dieu, et non pas les sentiments que ce dieu inspirait aux hommes.
Une divinité pouvait être, en numéraire, en bijoux, en bâtisses, en terres et en serviteurs, plus riche que le plus riche des hommes, et la mainmorte faisait que cette richesse croissait toujours-. 11 ne s'agit, bien entendu, que de grands dieux domiciliés dans de vastes temples, possesseurs de lieux célèbres^; caries petites divinités, comme eussent dit les Anciens, mouraient de faim dans leurs chapelles délabrées.
La fortune d'un Mars, d'un Mercure, dun Apollon, d'une
acquise par les grandes familles du pays (t. IV, p. 382), et aussi de l'importance, révélée par Tarcliéologie, des grands mausolées rustiques (cf. ici, p. 39-'iO).