‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 402 sur 415 · CONTACTS ENTRE RICHES ET PAUVRES · texte numérisé non relu

CONTACTS ENTRE RICHES ET PAUVRES

d'ateliers et de fabriques ^ Quoi d'étonnant, après cela, que des temples ruraux soient devenus, tout ainsi que des villas de grands seigneurs, les centres et les maîtres de vrais villages, et que quelques-unes de nos bourgades françaises soient issues d'un lieu sacré de la Gaule-?

Si l'on songe que chacune des cent métropoles municipales avait un sanctuaire de cette importance ou un dieu de cette opulence, que mille temples de la campagne, aux frontières de cités ou aux centres de pays, s'étaient acquis une vogue extraordinaire, on reconnaîtra qu'une part considérable de la richesse publique s'était accumulée entre les mains des divinités et de leurs prêtres. Mais il n'en résultait que peu de mal, et il y avait progrès, à cet égard, sur les temps de jadis. La forme nouvelle prise par la fortune des dieux, par la richesse sacrée, était moins stérile que les lingots de métal abandonnés jadis aux puissances souveraines. Ces terres produisaient, ces esclaves travaillaient, et de ces belles statues ou de ces chefsd'œuvre d'orfèvrerie le spectacle n'était point interdit au commun des mortels. Les hommes pouvaient jouir pour une part de la fortune des dieux.

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