‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 51 sur 415 · Cf. p. 28, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 28, n

4. Remarquez Pextraordinaire richesse en inscriptions (XIII, 3980-4027) et en tombes à figures (lispérandicu, V, p. 211 et s.), d'Arlon, Orolaunum (Itin. Ant., p. 366, W.), simple vicus des Trévires; Waltzing, Orolaunum vicus, 1904-5 (Musce Belge). De même, les stèles de Saint-Ambroix (Ernodurum, Ilin., p. 400) chez les Bituriges (Thil et de Goy, Mém. de la Soc. des Ant. du Centre, 1911, XXXIV, 1912) nous mettent en présence de petits boutiquiers de village; cf. \>. 341, n. 4. La meilleure monographie de vicus gallo-romain est Boulœ [tout près d'Annecy, qui n'a fait que remplacer le uicus], par Marteaux et Le Roux, Annecy, 1913.

5. Le monument de Lanuéjols (p. 20, n. 7), les piles du Sud-Ouest (Lièvre, Les Fana ou Vernemets, dits piles romaines, 1888; surtout Lauzun, Invent. gén. des piles

menses villas à l'orée des bois *, et les masses les plus considé râbles de décombres antiques proviennent de châteaux rustiques'. La désertion des terres, qui commence dans la Gaule des Césars, n'atteignit point alors de désastreuses proportions. En Normandie, en Bretagne, dans le Pays Basque, pays agricoles et maritimes, nous ne voyons pas de grandes villes drainant les hommes ^ Les capitales des peuples de montagnes, Vivarais, Rouergue, Gévaudan, sont demeurées des bourgades médiocres, où la vie n'était un peu intense que les jours de marché*. En Flandre, en dehors de quelques villages, ce ne sont que paysans, ouvriers ou forestiers attachés à l'exploitation d'un vaste domaine'. Un très grand nombre de manufactures, notamment de céramique, sont installées très loin des villes, en pays à peu près perdu". Est-ce pour empêcher les populations rurales de se laisser attirer dans les cités? mais on construit en plein champ et presque en plein bois, à quinze milles de tout centre habité, des thermes élégants et de larges théâtres, par exemple à Champlieu, à la lisière de la forêt de Compiègne^

gallo-rnmaines, Caen, 1898, Bull, mon.), la pile de Cinq-Mars en Tourainc (de La Sauvagere, Recueil, p. 158 et s.; de Clérambault, Bull, de la Soc. arch. de Touraine, 11= s., I, 1009-10; etc.); etc. Et cf. t. VI, ch. III (La Tombe).

1. T. II, p. 71 et s.; voyez ce que dit César des villas gauloises à propos de celle d'Ambiorix, œdificio circumdato silva. ut sunt ferc domicilia Gallorum, qui vitandi œslus causa plcrumque silvarum ac Jlaminum pelant propinquitates (V, 30, 3). D'ailleurs le motif que donne César doit être secondaire : les forêts et rivières étaient nécessairei à l'exploitation des grands domaines.

2. En Belgique surtout (Cumont, ici, n. 5), mais partout aussi (voyez par exemple les ruines de la villa de Cliiragan près de Martres-Tolosnnes, t. IV, p. 378, n. 2). Cf. t. IV. ch. IX. § 5 et 6.

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