Cf. t. VI, ch. I
12. Citons encore : Baden en Suisse (p. 42, n. 6; t. IV. i). 189, n. 8); Aix-en- Provence (cf. t. III, p. 13; Pline, XXXI, 4); Ai.x-la-Chapeile (conlrairement à l'opinion courante, C. I. L., XIII, II, p. 517, je crois à l'ancienneté du nom Aquœ Grani [surnom d'Apollon guérisseur], Pertz, Scr., III, p. 704; la localité était d'ailleurs
l'intensité de cette vie balnéaire, le nombre de ces résidences curatives, est une analogie nouvelle entre notre temps et ceux des empereurs *.
L'amour des dieux créa presque autant de villes que l'amour de la santé, je veux dire que bon nombre de cités neuves s'étendirent autour des sanctuaires les plus fameux ^. Assurément, les lieux saints de la Gaule romaine dataient tous des temps de l'indépendance, et leur sainteté ne devint ni plus grande ni plus populaire. Mais avec les habitudes nouvelles que le besoin de construire donnait impérieusement à la Gaule, tout lieu saint se transformait en lieu bâti, et ce qui n'avait été jadis qu'un endroit de rendez-vous s'imposa comme un centre de demeures. Le dieu de l'endroit eut son grand temple, ses statues, son trésor, ses terres et ses esclaves ; il fallut des prêtres pour garder ces richesses et entretenir ces biens, des maisons pour loger ces prêtres et leurs serviteurs, des hôtelleries pour héberger les pèlerins, des thermes et des théâtres pour distraire la foule des grandes fêtes ^ On vit à la fin s'épanouir d'amples cités, où il n'y avait eu autrefois que la source ou le bois mystérieux d'une
fort habitée et fort visitée à l'époque romaine, C. /. L., /. c); i4(7uœA'(siVicu ou. plutôt, Alisincum chez les Éduens, Saint-Honoré (Table, s. 1, 4; Itin., p. 366, 460, W.); Aqux Scgele chez les Ségusiaves (Moingt [à écrire Moind] plutôt que Saint-Galmier, ces dernières eaux d'ailleurs fréquentées; Table, s. 1,4, cf. C, XIll, 1630, 1641, 1646; Donnard, p. 373-0); Évaux, /uauus, à l'origine chez les Bituriges plutôt que chez les Lémoviiiues (XIII, 1368; Grégoire de Tours, Confess., 80); Gréoulx, nymphse Grisclicœ, dans le pays de Riez (Xll, 361); Les Fumades dans le pays de Nîmes (XII, 2845-51); Aquœ Segeste, prés de Sceaux du Câlinais, entre Sens et Orléans, chez les Sénons (Table, s. 1, 3). La liste do Bonnard comprend 126 noms, et elle pourrait être allongée. — J'indique la civiias à qui appartient la station, parce que toute cité devait tenir à posséder sa ville d'eaux.
1. L'importance des eaux ressort du fait que. dans la Table de Peutinger, elles sont marquées à peu près toutes par des vignettes spéciales, beaucoup plus caractéristiques que celles qui signalent les autres localités, et Ton peut même se demander si la Table ne provient pas d'une carte ou d'un routier à l'usage des baigneurs. — .\u point de vue des noms de ers nouvelles villes, on distinguera (cf. p. 43, n. 2-12) celles qui sont restées sous le nom généri(|ue latin de Aquœ, et celles qui ont conservé les noms celtiques des divinités des sources. 11 est à remarquer que jusqu'ici nous n'avons pas trouvé un élément toponymique indigène correspondant au lalin Aquœ.