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invisible divinité. Die ou Dea\ Luc ou Lucus\ deux bonnes villes des Voconces dans la région de la Drônie, ne sont que l'expression en bâtisses permanentes du vieux culte de la Terre- Mère ou de celui des forêts sacrées \
D'autres villes croissaient, ainsi que dans la Gaule d'autrefois autour d'un marché ou d'un foirail. Ici encore, le goût de la pierre, l'envie de fonder quelque chose de durable rendait ces créations urbaines presque inévitables : pour les entassements humains des jours de rendez-vous, on voulut des boutiques, des thermes, des temples, qui resteraient fixés au sol. Si ces lieux de foires étaient bien placés au milieu du territoire de leur cité, leur fortune se faisait rapidement. Quand les princes romains cherchèrent des capitales pour les peuplades gauloises ou germaniques, ils utilisèrent souvent les places de marché qui étaient au centre de leurs domaines. Fréjus, Angers, Beauvais, n'ont pas été autre chose à l'origine*. Mais parfois, la croissance de ces lieux s'arrêtait, et le foirail ne parvenait pas à se développe en ville, soit qu'il fût mal placé, soit que la chance lui manquâtr
1. Die, Dea Augusta, ne peut devoir son nom qu'à un sanctuaire de divinité féminine, et l'épigraphie montre en effet qu'elle était le centre religieux du pays des Voconces, foyer du culte de la déesse indigène Andarla (XII, 1.536-60) et de celui de la Mère des Dieux (1367, 1569j, laquelle doit être l'équivalent de la déesse gauloise.