Par exemple les résultais du cens (t. IV, p
3. Les documents dont nous avons des traces chez les écrivains sont : t" les Commcnlariicl la carte d'Agrippa (Pline, III, 17), au.xquels Pline emprunte lej mesures des provinces (111, 37;'lV, 102. 10."), 107) et sans doute les listes des peuples; 2" le Drn'iarhnn tolius imperii d'Auguste (Suét., Aug., lOI; Tac, Ann., 1, 11), auquel peuvent remonter des détails éparschez les écrivains; 3° une ^'oliiia GalliarLim,é[-dblie sans doute sous Auguste, mise ensuite plus ou moins au courant, avec mention des cités, de leurs chers-lieux, probablement aussi de leurs pagz et vici, document dont on trouve des traces dans Slrabon (IV, 1, 12; G, 3). Pline (III, 30 et 37), Joséphe {De h. J.. Il, 16, 4, mention des 303 =Gv -, des Très Gallise), Ptolémée (II, 7,o: 10,5. Cet 8) et les Notes Tironiennes (Zaïigcmeister, NeucJahrb., 1892, fasc. 1 ; Revue des Et. anc, 1913, p. 181 et s.). — Sur les documents itinéraires, ici. p. 12i-5. — Sur le cadastre d'Orange, t. IV, p. 283, n. 2; Schulten, Hermès, XLI, 190G; Châtelain. Les Monuments romains d'Orange, 1908, p. 129 et s. — Sur le calendrier de Coligny, t II, p. 391.
4. Sauf le discours de Claude (t. IV, p. 174) et le sénalus-consulte sur la limitation des dépenses pour la giadiature (G. /. L., II, 627S), promulgué sous Marc- Aurèle, peut-être à rinsligatina des Trois Gaules (t. IV, p. 331, n. 1 ; on a supposé que le discours joint au sénatus-consulte avait été prononcé à Lyon).
0. Corpus inscriptionum Lalinarum, XII (la Narbonnaise et les Alpes), 1888; XIII, I (les Trois Gaulesi, 1S99 et 1904, II (les deux Germanies et les milliaires des Trois Gaules), 19;}3 et 19;)7, 111 (instrumentum domesticum, inachevé), 1901 et 1900, il man(iue les tables, une IV' partie, renfermant les suppléments au.\ parties I et II, a paru en 1916, ». v.\ V. II (Alpes Maritimes), 1877, cf., pour ce vol., les
Corporis Supplementa Italica de Pais. 1884 {Atti dei Lincei); Inscripliones Grsecœ
Siciliœ et Itaii.v. etc.. 1890, renfermant les inscriptions grecques de la Gaule, éditées par A. Lehèguc: Revue épigraphique di Midi de la France, plus tard Revue épiaraphique. dernier numéro, n" 121, mars 1S08; L'Année épigraphique de Cagnat (tirage à part de la Revue arclt.. parait depuis janvier 1888). Voyez aussi l'utile recueil de Riese, Dus Rheinischc Germanien in den antiken Inschrijten, 1914.
G. Surtout le recueil «rKspérandieu, cité p. 4, note; Catalogue sommaire du Musée des Antiquités Nationales au château dj Saint-Germain, par S. Reinach, 3" éd., 1898]; Catalogue illustré, par le même, I, 1917.
crés, si souvent démentis par la vie réelle. La plus répandue de ces formules est à coup sûr l'invocation « aux Dieux Mânes » : et je n'arrive pas à savoir ce qu'entendait par ces mots un Gaulois des temps antonins et si, sous cette expression latine, sa pensée ne conservait pas quelque dévotion druidique *. — Le monument, si bien conservé qu'il soit, n'est que la ruine d'un cadre désormais vide et muet : et ce que nous désirerions surtout imaginer, c'est la vie tumultueuse qu'il abritait autrefois. Des édifices laissés par Rome dans la Gaule, les tliéâtres étaient parmi les plus répandus, nous pouvons en étudier près d'une centaine -, un demi-million d'hommes s'y réunissaient à chaque fête : et nous ignorons ce qu'ils venaient y faire, les spectacles qu'on représentait sur les scènes, les sentiments qui se développaient sur les gradins, et si, dans ces bâtisses toutes romaines, ne se déroulaient pas des jeux ou des mystères inspirés des anciens temps gauloise Je ne nie pas que ces vieux pans de murs ne nous apprennent beaucoup sur l'architecture et la maçonnerie des Romains. Mais il faut se souvenir aussi qu'ils .nous laissent ignorer plus encore sur la vie même du pays.
Ce qui, également, rend incertaine la consultation de ces débris, c'est que leur nombre ou leur nature sont de simples affaires de hasard ; le temps a conservé parfois les plus inutiles et a détruit les plus importants, et c'est d'après son caprice, par malheur, que nous sommes le plus souvent obligés de conclure. Que de ruines ont disparu dans les Gaules, qui nous auraient peut-être révélé en Armorique ou en Normandie une vie municipale semblable à celle dont témoignent dans le Midi