‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 61 sur 415 · Cf. p. 40, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 40, n

2. Pour les villes d'origine militaire, il y a toujours un double élément, le camp lui-même, et, plus ou moins loin, le marclié permanent, canabœ (on dit canabarii, canabensc.<i, pour les habitants; XIII, G730, 5007); peut-être y a-t-il eu parfois un troisième élément, une bourgade parliculière avec vici (à Mayence, G. /. L., XllI, II, p. 303). C'est le marché qui se transforme peu à peu en ville; Tac, H., IV, 22 (Xanten, près de Vctera) : Opéra haudprocul caUris in. modum municipii exstructa. Cf. en dernier lieu Schulten, Real-Enc, au mot Canabœ. La question de la transformation des canabœ, des vici de camps et des camps en bourgades civiles doit d'ailleurs être reprise, en faisant intervenir de plus près la topographie, et en bien distinguant les camps qui ont donné lieu à la fin à des chefs-lieux de cités (Mayence, Xanten), ceux qui avoisinaient d:'S le début de vieux centres ou chefs-lieux indigènes (Nimègue, Cologne : là l'élément militaire s'est eiïacé), ceux qui se trouvaient loin de ce chef-lieu (Strasbourg par rapport à Brumalh).

3. Le nom est celtique, primitivement Argcntorale ou Argcnloratis plutôt que Anjenloratum (XIII, 9082; cf. t. IV, p. 133).

4. 11 faut distinguer le camp, à l'endroit dit Anjentorale, autour de la Cathédrale, et le vicus des canabœ (XIIl, 5967), sans doute à Kœnigshofen, à deux milles

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