‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 63 sur 415 · III. - SITES URBAINS · texte numérisé non relu

III. - SITES URBAINS

Les sites de ces nouvelles villes étaient en harmonie avec les mœurs qui les avaientproduites. Nous n'apercevrons plus, comme à l'époque gauloise, de grandes cités juchées sur leurs aires de montagnes, avec leurs ceintures d'âpres rochers ou de bois sauvages*^ . Bibracte et Gergovie sont descendues vers la plaine, et se sont arrêtées sur d'aimables coteaux, près de clairs ruisseaux et de terres fertiles, le long de routes faciles et passagères et sous

de là. Mais il semble que plus tard les canabœ se rapprochèrent, qu'il y eut ua village civil dans la Langstrasse (qui est une grande route romaine, vers Kœnigshofen, Saverne et Metz), adossé au camp, (jue ce villa;5e s'est appelé Stratœ Bargus, « le bourg- de la route », et qu'il aura imposé à la fin son nom à 1 ensemble (Grégoire de Tours, H. Franc, X, 19); Dehio, Zeitschrift fur die Gesdiichle des Oberrheins, nouv. série, XII. 1897, p. 167-8.

1. G. I. L., .\IH, II, p. 29(5 et s. Mayence devint elief-lieu de civilas.

2. C. I. L., XIII, II, p. 537. Bonn resta un viens de la cité de Cologne.

3. C. /. L., XIII, II, p. 602 : le camp est entre Fiirstenberg et Birten, et la ville esta Xanten, à un mille de là (cf. p. 46, n. 2), Xanten fut érigé en colonie sous Trajan (t. IV, p. 46o>.

4. Vindonissa, Windisch fXIll, II, p. 37), Dlvllia, Deutz (XIII, II, p. 587), Novsesium, Neuss (XIII, 11. p. 593). Windiseh resta simple viens chez les Helvètes, Deutz et Neuss de même dans la cité de Cologne. — Cologne et Nimègue ont été des villes indigènes, choisies ensuite comme lieux de camps. X Cologne, le camp, en particulier de la (lotte, est à Alteburg, à deux milles (cf. t. IV. p. 134, n. 7). A NimèguR, on peut distinguer : l'Ie» marché ae\ii « (Noinomaijus). qui est devenu la colonie, sur les bords du Rhin, 2° le vieil oppidum batave, sur la hauteur près de là, et 3° sans doute le camp romain primitif; cf. Holwerda, Bijdrwjm voor Vaderlandsche Geschiedeiiis en Oudk'idkunde à La Haye, 1917, p. 207 el s.

5. Je ne parle ici que des trois premiers siècles de l'Empire.

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