T. Il, p. 256 et s
un climat tein[)éré'. Les empereurs Tout sans doute voulu ainsi: mais à défaut de l'ordre d'un prince, le goût des hommes aurait amené un pareil changement, et déjà, avant l'arrivée de César, la descente des villes gauloises avait commencé-. Dans ces temps de paix générale, il n'est plus besoin de refuges inviolables, de villes imprenables sur des sommets inaccessibles. Les seules cités qui restent haut perchées, comme Cassel, Lyon, Poitiers, Angoulême, ne sont que sur des collines, à trois ou quatre cents pieds de la plaine au plus, et elles ont près d'elles la route, la rivière et les champs \ Le règne de la grande montagne est fini dans la Gaule, et celui du coteau s'est établi.
Je dis coteau, et non pas plaine, parce que les villes neuves évitent encore, pour la plupart, les bas-fonds et la plaine absolue, réservés aux cultures ou abandonnés aux marécages. Elles imitent Rome, qui hésita si longtemps à s'établir sur son Champ de Mars, et qui préféra toujours les pittoresques montées de ses hauts quartiers*. Nîmes, comme la Ville Eternelle, aurait pu montrer ses sept collines '", Autun fut bâti sur les flancs des mamelons qui descendent vers l'Arroux'^; Clermont étagea ses