‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 68 sur 415 · P. 35 et s · texte numérisé non relu

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bO GROUPEMENTS HUMAINS ET LIEUX BATIS.

diverses et d'êtres très dissemblables. Pour y faire circuler une vie normale et y satisfaire à tous les besoins, il avait fallu créer un organisme de rues régulatrices et d'édifices directeurs.

Dans toutes les colonies et dans certaines villes privilégiées, c'étaient les remparts qui marquaient la limite delà cité, et qui, par leurs lignes immuables, traçaient sur le sol sa figure consacrée. Mais la plupart des villes gauloises ne reçurent ou ne gardèrent point d'enceinte fortifiée*. Et pour les autres, durant les longues années de la paix impériale, les vieilles murailles ne furent plus qu'une gloire encombrante. Ici, elles tombaient en ruine ^; et là, on les fit disparaître sous des constructions parasites ^ Le régime romain eut cette première conséquence pour les villes de la Gaule, qu'il y laissa s'atropbier l'organe militaire, ces forteresses qui en avaient été autrefois et l'origine et la construction maîtresse \

Ces cités murées mises à part, on entrait librement dans les villes de la Gaule, à la façon dont on entre aujourd'hui dans celles de la France. Peut-être quelque guérite de police, quelque poste d'octroi, quelque niche de dieu, un cippe, un autel ou un arc en marquait la limite officielle sur les routes daccès'. En réalité, on ne s'apercevait de l'entrée dans la ville que par la fin

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