‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 82 sur 415 · Vitruve, cf. n · texte numérisé non relu

Vitruve, cf. n

8. Ibid. A Autun. Eumène, Pro rest. sch., 9-10; à Toulouse, t. IV, p. 561, n.3; à Narbonne, Ausone, Urbcs, 120-3, et Sid. ApoU., Carin., 23, 41 (avec le pluriel CapitoUii, comme si le mot était synonyme de templis). On peut recourir aux textes du Moyen Age pour accroître celte liste (Cologne, Trêves, Besançon, Clermont, Soissons [plutùl (]ue Reim-^, Acta, 6 janv., I, p, 325;, Saintes, Nîmes, mais en faisant remarquer que capilolium a pu finir par s'appliquer à n'imporle quel temple et peut-être à n'importe quelle ruine; il s'est également identifié à capilulum, « chapitre ». — La question des capiloles municipaux a toujours passionné les érudits depuis les temps de Savaron (Les Origines de la vil Le de Clairmont, I6G2, p. 104): Du Cange, dern. éd., Favre, 1883-7. au mot Capilolium; Braun. Die Kapilolc, Bonn, 1849; Castan, Mémoires de la Soc. d'Émul. du Doubs, IV, IV, 1868, p. 201 et s.; Audiat, Le Capitole de Saintes, 1881 (Bull, de la Soc. des Arch.); Kuhfeldt, De Capitoliis, llièsc de Kœnigsberg, 1882; Saglio, Dict., s. v. (1887); Harold de Fontenay. Autun, 1S89, p. 152 et s. ; Toutain, Et. sur les Capitales provinciaux, 1899; Roscher, 11, 1, 1890-4, c. 739 et s. (Aust); Wissowa, à ce mot, Real-Enc.; etc.

tatès devenu Mercure, Bélénus devenu Apollon ', et encore ceux des empereursetde leurs familles-, et enfin les chapelles des petits dieux de quartiers ^ et des colonnes, des loges ^, des niches, des piédestaux pour d'innombrables imaj,^es saintes, des autels isolés au milieu des places% ou à demi cachés le long des murailles, ou perdus au fond des impasses". Il était aussi facile, dans une rue antique, de rencontrer un dieu que de croiser un homme \ La domination latine fit élire un domicile municipal aux milliers de divinités qui jusque-là avaient flotté indécises dans les pensées des humains. Regardez la Rome pontificale d'avant le royaume italien, la Cité parisienne au temps de saint Louis, et vous devinerez ce qu'étaient Lyon ou Trêves à l'époque impériale : les dieux avaient changé d'aspect, et les églises de façade, mais la religion du Moyen Age gardait dans les villes cette emprise sur le sol qui lui venait de l'héritage romain.

A l'usage des pouvoirs publics, fonctionnaires d'Empire, tribunaux, magistratures municipales, on construisit de grands bâtiments, qu'on alignait le long du forum. Carie forum marquait le centre public de la ville : puisque le peuple avait ses maîtres, il fallait que le sol eût son lieu chef des autres lieux. Aussi le mot de « basilique », « édifice royal » ou souverain, désignait-il fort justement ces bâtiments publics ^ Ce qui les

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