‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 85 sur 415 · T. IV, p. 63, n. 6, p. 493, n · texte numérisé non relu

T. IV, p. 63, n. 6, p. 493, n

11. Solarium à Vieille-Toulouse iXII, 3388); à Vienne, XII, 1893 ; à Aix, XII, 333; à Talloires [l'inscription vient de Boutœ], horologium cum suo œdificio et signis omnibus [du zodiaque] et clatris, XII, 2322. De là, l'importance, dans les villes du Moyen Age, des rues ou quartiers « de l'Horloge », « de la Grande Horloge ». H y avait du reste des horloges un peu partout dans une ville, par exemple dans les temples (Xll, 3100), et on peut appliquer aux bourgades de la Gaule le mot de Plaute (ap. .\ulu-Gelle, III, 3, 5) : Oppletum est oppidum solariis.

12. Schola des nautes à Paris?? (j'en doute fort maintenant; cf. t. IV, p. 393<

d'autres cités riches et ambitieuses, comme Trêves et Autun, tinrent à honneur d'avoir un « prétoire » ou un « palais », demeure luxueuse où résidait le gouverneur, représentant de César, et qui ne fût point indigne de loger César lui-même \ Pour que la cité achevât de ressembler à Rome, il lui fallait un Palatium à côté du Capitole-.

D'autres édifices ne servaient qu'à l'ornement. Car les Gaulois se sont familiarisés très vite avec l'idée classique, qu'une ville doit avoir sa beauté, ainsi que l'avait un simple monument ou une figure humaine. Seulement, les Anciens n'entendirent pas la beauté d'une ville de la manière dont nos ancêtres l'ont entendue au temps des Bourbons : une beauté qui serait faite de l'ensemble des choses, de l'accord et pour ainsi dire de la fusion entre la rue et l'édifice, de façades harmonieuses oîi se mêlent maisons et monuments, de lignes régulières groupées en motifs symétriques, d'horizçns dégagés oii les espaces du ciel découvrent et font valoir l'élégance ou la sobriété des contours de pierre ^ S'embellir, pour une ville gallo-romaine, c'était simplement se pourvoir de riches édifices, décorés de statues et de bas-reliefs, conformes aux règles de l'école : peu importait le cadre où ils prenaient place.

C'est ainsi que nos cités reçurent des fontaines monumentales, avec la décoration traditionnelle de Tritons et de dieux

n. 5); sc/ioJa des nautes helvètes à Avenches (XIII, 5096); pavimcniuin scholœ des dendrophores à Gimiez (V, 7904).

1. Pour Autun, Paneg., VIII [auj. V], 8 [sous Constantin] : Vias quibus in Palatium pervenilur : le palatium de Jucrel, Harold de Fontenay, p. 124 et s. Pour Lyon, t. IV, p. 90, 161, 171, 191 (séjours d'empereurs dans la ville). Pour Trêves, on a les ruines

.dites du palais impérial, attribuées à l'époque d'après Dioclétien (on vient, en Allemagne, de douter de cette qualification, et d'y voir des thermes) : mais il a dû y avoir un palais dès Postume (cf. t. IV, p. 579). Pour Xarbonne enfin, la domus Csesaris est mentionnée dans une inscription (Xil, 4449). Il est d'ailleurs possible que l'on ait temporairement appelé palatium la domus où descendait l'empereur.

2. Il n'y a pas à tenir compte des textes du Moyen Age parlant de palatium : le mot est appliqué à toutes sortes de ruines, môme d'amphithéâtres (t. IV, p. 580. n. 6).

3. Les areœ, places ou parvis, qui précédaient les édifices en fagade sur les rues, n'étaient jamais très considérables; cf. XIII, 604.

marins ' ; qu'on y multiplia les portiques -, dont les resques et les nas-reliefs retenaient les oisifs et les étrangers^; qu'on encombra les rues et les places de statues de marbre et de bronze^. Mais rornement le plus cher aux villes de ce temps fut l'arc isolé ^ arc de triomphe" ou porche monumentaF, tantôt à l'entrée de la

1. Ici, p. 37, n. 0. On distinguaiL (cf. p. 57, n. G) les fontaines, sulienles, les bassins et les vasques, iaciis (Xll, 2606-7, 4190) ou piscinx (Xll, 4338).

2. Portique couvert, tccluiii poriicus cum suis columnis et pœnulis [frontons] duabus et opère lectorio, XII, 2391-2. Les portiques étaient d'ordinaire attenant à d'autres édifices, basiliques (XII, 2533; p. 64, n. 8), écoles (ici, n. 3, et p. 09, n.G), thermes (XII, 1357), temples (XIII, 3063), ou prolongeaient des arcs ou des portes (XII, 1121), ou entouraient des marchés ou places (XII, 4248; etc.). — Dans le même sens que portique, je crois, prosca?n(um (XIII, 3450), proscenium cum tribunali (XIII, 4132).

3. Sur les murs des portiques des écoles d'Autun, on avait représenté la carte de l'Empire (Eumène, Pro rest. sch., 20); p. 123, n. 2.

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