‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 107 sur 473 · Cf. t. VU, p. 322, n. 3, ici, p. 89, n · texte numérisé non relu

Cf. t. VU, p. 322, n. 3, ici, p. 89, n

4. Cf. t. VII, p. 54, n. 6. Les Jovii el les Victorcs (legiones, dit Ammien, XXV, 6, 3 ; auxilia palatina, dit la Notilia), qui étaient en Orient en 363 et 365 (XXV, 6, 3 ; XXVI, 7, 13), sont en Bretagne en 368 (XXVII, 8, 6). On retrouve vers 400 une partie des Jovii en Gaule (Not., Occ, 7,76; avec le surnom de Gallicani, p. 78, n. 5; peut-être aussi en 388, t. VII, p. 309, n. 1).

5. Not., Occ, 37, 22 : Prsefectus militum Dalmatarum Abrincatis; ce sont les Abrincateni des répertoires (7, 92; 5, 266) : ils forment une legio pseudocomitatensis ou de garnison à poste fixe.

6. lb., 38, 7 : Equités Dalmatx Marris [Mardyck? cf. t. V, p. 138, n. 2], à rapprocher peut-être soit de la vexillatio de campagne des équités Dalmatx Passer entiaci [ville de Dalmatie?? Parentium en Istrie??] (6, 57; 7, 175), soit de la troupe similaire des équités Oclavo-Dalmatx (6, 56; 7, 174), mentionnées toutes deux en Gaule par les répertoires généraux de la Notitia [il est d'ailleurs également possible qu'il faille réunir en une seule ces deux dernières troupes, qui ont pu être décomposées à tort par certains copistes de la Notitia]. Cf. p. 101, n. 5.

7. Prœfectus militum Maurorum Benetorum Benetis, Vannes (Not., Occ, 37, 16); prsefectus militum Maurorum Osismiacorum Osismis, cité des Osismi ou de Carhaix (37, 17); on ne retrouve que les Mauri Osismiaci, comme légion de garnison, dans les répertoires (7, 94; 5, 268) : à moins que les Maures de Vannes ne soient les équités Mauri Alites, escadron de campagne de Gaule dans la Notitia (7, 177; 6, 58).

8. Equitum Dalmatarum ingens virtus; Hist. Aug., CL, 11, 8. — Étant donné que Maures et Dalmates de garnison (n. 6 et 7) sont présentés surtout comme légions, j'ai peine à croire qu'il n'y eût pas parmi eux des fantassins : mais ils devaient être montés, vu que les textes nous les montrent surtout en cavaliers.

9. Agmen infernum, dit le Panégyrique des Maures de Maxime (XII, 45). Ils étaient en Gaule dès le temps de Gratieu; t. VII, p. 291, n. 7.

10. 'Ex twv èv 'I),Xupioï; Imzétdw tic àvau).r,pwTtv twv èv KeXtoî; TaytidiTtov (Zosime, II, 42, 7) : en 350; il ne s'agit ici que de recrues destinées à compléter les corps

siens1, Pannoniens2, Illyriens de toute sorte3, qui renfermaient, avec les Gaulois, la réserve la plus abondante de recrues indigènes4.

Les empereurs aimaient beaucoup ces échanges de troupes d'une province à l'autre5, du Rhin à l'Egypte6 ou du Nil à la Gaule7. Cela servait, pensaient-ils, à marquer l'unité de l'Empire : le soldat voyait par là que le service militaire primait toute autre chose, devoir ou sentiment; et on empêchait chaque armée de contracter avec sa province des liens qui pouvaient devenir dangereux pour l'autorité de l'empereur régnant. Peutêtre, de tous les princes du Bas Empire, Théodose et ses fils ont-ils pratiqué le plus résolument cette politique de chassescroisés de garnisons8.

Ils auraient eu raison, si l'Empire avait été en pleine

gaulois. En 368, contre les Alamans (t. VII, p. 242, n. 1), Valentinien fait venir le comte Sebastianus cuin lllyriis et Italicis numeris (Ammien, XXVI I, 10, 6).

1. Il y eut en 360 duo Mœsiaci numeri en Gaule, qu'on envoya en Bretagne (Ammien, XX, 1, 3 : ce sont auxilia velitaria); il faut donc les rapprocher des auxiliares Mœsiaci (Not., Or., 40, 24-5) plutôt, que de la fameuse legio Mœsiaca (Ammien, XXIX, 6, 13; Not., Occ, 7, 8). Corp., XIII, 595, civis Mensiacus, soldat venu mourir à Bordeaux.

2. Prœfectus militum Acincensium [d'Aquincum en Pannonie], sans doute legio pseudocomitatensis ou de garnison, à Andernach (Occ, 41, 25; 7, 101 ; cf. p. 99, n. 1). Mais surtout l'Illyrie a envoyé la seule des légions palatines (les plus considérées de toutes) que nous trouvions en Gaule, celle des Lanciarii Sabarienses [venue de Sabaria en Pannonie] (7, 82; 5, 152). Je ne pense pas qu'il y ait un lien entre l'arrivée en Gaule de cette troupe et celle de saint Martin, dont le père a pu y servir (t. VII, p. 255, n. 4).

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