‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 123 sur 473 · Cf. ici, n. 8, les notes de la p. 108, et p. 109, n · texte numérisé non relu

Cf. ici, n. 8, les notes de la p. 108, et p. 109, n

8. Cela ressort de ce que la Notitia place le nom de Grannona en tète de sa liste (Occ, 37), de ce qu'elle était le siège de la cohorte dite d'Armorique (tribunus cohortis Primx Novœ Armoricanx), de ce que cette troupe est la seule qui ait le titre de cohors et un tribunes à sa tète, et de ce que Grannona, seule des localités maritimes, avait une seconde troupj en garnison, \ ue Notitia appelle milite

108 LARMEE.

Normandie, près de Vieux et de Bayeux, au milieu de la ligne la plus souvent menacée par les pirates1. A Boulogne, il n'y avait que la flotte de passage, destinée surtout aux transports de la poste publique et des services d'Etat2. Le long du rivager aux endroits habituels de débarquement, c'étaient des châteaux forts, des casernes d'infanterie, quelquefois des quartiers de cavalerie : Mardyck sur la côte flamande 3, Etaples sur celle de l'Artois *, Le Crotoy à l'embouchure de la Somme 5, Aleth au fond du golfe de Saint-Malo G, Brest à la pointe de l'Armorique % Blaye dominant de sa colline l'estuaire de la Gironde 8, Bayonne au coude maritime de l'Adour9, devinrent ainsi de petites villes de garnison, où des compagnies de soldats renforçaient quelques bateaux de guerre 10. En arrière de ces bourgades

Grannonenses, et que je crois être l&legio pseudocomitatensis Prima Flavia (Occ, 7, 95 ou Prima Flavia Métis [Martis? 5, 269] des répertoires.

1. Je n'hésite plus {contra, t. VI, p. 446, n. 10) au sujet de Grannona ou Grannonum (37, 14 et 23; le nom rappelle un sanctuaire à Apollon Grannus; cf. t. VI, p. 44, n. 6, p. 448, n. 5) : ce devait être le port de Vieux et de Bayeux (formant maintenant une seule civitas, t. IV, p. 596). L'emplacement exact est encore à trouver. On a songé souvent à Port-en-Bessin (cf. d'Anville, p. 359), qui peut convenir. En dernier lieu, Doranlo, Bull, de la Soc. des Antiquaires de Normandie, XXXV, 1924, p. 546 et s. — Le litus Saxonicum, où la Notitia place Grannona, doit donc être la zone maritime de cette civitas, de la Vire à la Dives, et le nom rappelle quelque établissement de Saxons (p. 84, n. 6).

2. Cf. p. 107, n. 6. Cf. t. VII, p. 63, n. 3, p. 146, n. 2, p. 225, n. 3, p. 291, n. 7.

3. Equités Dalmatœ [cf. plus haut, p. 93] Marcis in litore Saxonico [cf. p. 84, n. 6] (38,7) : zone maritime du cap Blanc-Nez à l'Escaut (civitas de Thérouanne jusqu'à l'Aa et ensuite civitas de Tournai).

4. Tribunus militum Nerviorum portu Epatiaci (38,9); cf. t. V, p. 138, n. 2. Ancienne cohorte de Nerviens (cf. t. IV, p. 138)? Étaples est sur la Canche dans la cité de Boulogne, mais à sa limite extrême.

5. Classis Sambrica, etc.; cf. ici, p. 107, n. 6. C'est le port de la cité d'Amiens, dont le rivage est entre la Canche et la Bresle.

6. Prœfectus militum Martensium Aleto (37, 19); cf. t. VI, p. 445, n. 3. Ces Martenses (cf. Not., Occ, 7,91 ; 5, 265), distincts de ceux du Bhin (p. 99, n. 1), peuvent parfaitement être un détachement de la Prima Flavia Martis (p. 107, n. 8). Aleth est le port de la cité de Bennes.

7. Non mentionné dans la Notitia; mais il y a là un castrum; t. VI, p. 443, n. 4.

8. Prœfectus militum Garonnensium [les manuscrits ont Carronentium] Blabia (37, 15); cf. t. VI, p. 385. Dans la cité de Bordeaux.

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