Cf. Végèce
5. Appelés matliobarbuli; cf. Végèce, I, 17 : c'était la spécialité originelle des troupes, devenues les légions I et II, des Joviani et Herculiani (cf. p. 94, n. 5) ; si elles l'ont conservée comme légionnaires, cela a dû fausser singulièrement le principe de la légion. — Du même genjre doivent être les balistarii, que nous trouvons comme soldats de campagne sous Julien (t. VII, p. 188, n. 4) et de garnison sur le Rhin (p. 99, n. 1). Il ne peut s'agir d'ailleurs que de petites machines, manœuvrées à main et lançant surtout des flèches (Végèce, II, 2; IV, 21).
fi. Végèce, II, 3.
7. Cf. n. 5. — Ajoutez qu'il n'y a plus de camps de nuit : hujus rei scientia intercidit, dit Végèce (I, 21) de cette castramélation qui avait été un des principes et une des forces de l'ancienne armée romaine (cf. t. III, p. 179-180). Il est bien vrai que les places fortes étaient alors assez nombreuses pour assurer, du moins en Gaule, la sécurité d'une armée en campagne (cf. Zosime, IV, 23, 6; ici, p. 221-2) : mais que de bonnes habitudes, physiques et morales, perdues par le soldat du fait de n'avoir plus à construire et à défendre lui-même, chaque soir, l'abri et comme le foyer de sa troupe! Le campement prolongé (pedatura) de troupes dans la campagne (cf. p. 97, n. 5; Végèce, 111, 8) paraît être une des dernières traces de l'ancien camp.