XII. — DE L'ESPRIT DE L'ARMÉE
L'armée de Gaule, c'est donc en ce moment une centaine de corps en garnison, disséminés entre le Rhin et les Pyrénées, tous à peu près de la même force, un demi-millier d'hommes en moyenne5, chacun ayant sa demeure attitrée et vivant de sa vie propre dans la ville qui lui est assignée 6.
;tètes (Collection Récamier, Vente, 1925, n" 1521) : cette coupe a dû être un objet d'honneur donné à un soldat : il m'est difficile de la placer après 400, et la présence d'un joueur d'olifant ne prouve nullement qu'il s'agisse de l'époque fianque, l'armée romaine connaissant dès lors l'usage du cornu ex uris agrestibus argento nexum (Végèce, III, 5); cf. p. 107, n. 6, p. 290, n. 2.
1. P. 90, n. 3. — Autres dénominations tirées du lieu de garnison, p. 99, n. 1, p. 100, n. 1, p. 101, n. 2, p. 109, n. 4 et 5. — Distinguons, entre les appellations géographiques, celles qui indiquent la résidence actuelle (Abrincatcni, etc.), et celles qui indiquent la garnison d'où le corps est venu en Gaule (Andereliani, p. 109, n. 9; etc.). Ces noms ne doivent pas avoir un caractère officiel, et proviennent sans doute du compilateur scolaire de la Notifia (p. 14, n. 3).