XIII. — LE CORPS DES OFFICIERS
Le corps des officiers me paraît présenter plus de dignité morale, un sentiment plus profond du devoir.
Tous sortaient, sinon du rang, du moins de la tente. Aucun n'était un favori du palais ou un oisif de la noblesse. Même sous Constance, nul n'arrivait aux commandements supérieurs sans un long apprentissage des garnisons ou des campagnes6. On ne pourrait citer un seul maître de la milice, un seul duc ou comte de la frontière, qui ne soit un officier de carrière. Sur ce point, tous les empereurs, même Théodose, se sont trouvés d'accord pour laisser au métier militaire son caractère, ses allures professionnelles. Peut-être, après tout, ont-ils agi