Cf. les articles de Babut et de Grosse cités p. 71, n
6. Ammien, XXI, 16, 1-3, en particulier : Nonnisi pulvere bellico indurati prœficiebantar armatis.
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par crainte : car les soldats et les officiers auraient fait assez mauvais accueil à un général venu de l'antichambre impériale.
La vie de ces officiers se passait à l'armée : elle était leur domicile et en quelque sorte leur patrie. Cela ne veut point dire, d'ailleurs, qu'ils vécussent sans contact avec le prince, la Cour et le monde civil : car une partie de l'armée, et môme la meilleure, était formée de ces troupes d'élite qui s'éloignaient rarement de l'empereur1, et les plus renommés des officiers étaient appelés à les commander, après avoir servi en province comme préfets ou tribuns de légions, de cohortes ou d'escadrons, comme ducs ou comtes de districts militaires2. C'était même cette alternance entre une charge à la frontière et un service à la Cour qui retenait ces officiers dans le respect de l'autorité impériale, qui enlevait à leur manière de vivre sa rudesse originelle, qui faisait d'eux des hommes de bonne tenue et d'intelligence cultivée, comme le furent Silvain, Ricomer ou Bauto3.
Le plus grand nombre de ces officiers étaient d'origine barbare, Alamans pour une petite part, Francs pour la principale* : je parle du temps qui a précédé la suprématie des