‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 156 sur 473 · Cf. p. 123, et t. VII, p. U52, 165 et 167, p. 278 et s · texte numérisé non relu

Cf. p. 123, et t. VII, p. U52, 165 et 167, p. 278 et s

10. Voyez le texte si important du Panégyriste (XII, 28) sur Mérobaud, le consul de 377 et 383, et certainement un Barbare, sans doute un Franc : Post amplissimos

LA NOBLESSE SENATORIALE, 129

comme la France des Bourbons eut celles de ses Luynes ou de ses Mazarins. Je ne saurais rattacher aucun de ces maîtres de l'heure, pas même Paulin de Bordeaux1, ni aux optimates de l'ancienne République ni aux grands seigneurs de la Celtique indépendante. Quelques-uns peuvent descendre de sénateurs ou de négociants italiens établis d'ancienne date au delà des Alpes2; d'autres, en plus grand nombre, d'obscurs indigènes que la chance aura favorisés : mais ni les uns ni les autres ne voient très loin dans le passé de leur sang. On t'affolait sans doute des arbres généalogiques3, mais chacun les dressait à sa guise, et c'était d'ordinaire passe-temps d'érudits sans critique ou mirage enfantin d'orgueilleux parvenus : celui-ci mettait des druides4 dans son ascendance, celui-là un martyr chrétien5, et d'autres allaient même chercher les héros des guerres de la République6. Tous, au fond, ressemblaient à leurs empereurs, Dioclétien7, Valentinieh8 ou Théodose0 même, dont on ignorait ou l'aïeul ou le père, et dont on ne savait au juste s'ils ne

magistratus et purpuras consulares et contractum intra unam domum quemdam senatum honorum [par ses fils et ses alliés?]. Cf. ce que le poète appelle même « le sénat » de Paulin, p. 128, n. 1.

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