Cf. t. VII. p
8. Fils du comte Gratien, ignobili stirpe (Ammien, XXX, 7, 2; Epit. de Cses., 45, 2).
9. On ne sait rien au delà de son père (Paneg., XII, 5). Mais il est très probable qu'on fabriqua une généalogie pour le faire descendre de l'Espagnol Trajan (Epit. de Cses., 48, 1; etc.).
descendaient pas dos plus misérables aventuriers. Mais le titre de sénateur comme celui d'Auguste suffisait à effacer les taches originelles.
Ce qui faisait la force de cette noblesse, ce n'était pas l'antiquité de la race ni même le prestige du titre, c'était l'étendue de ses biens1. — Pour nous en rendre compte, regardons quelques-uns de ses chefs, et cherchons la place que leurs domaines occupent sur la terre de Gaule.
Paulin2, originaire de Bordeaux3, est le plus riche sénateur romain du pays*. Sa maison de ville3 est située près du port intérieur, sur la butte qui domine la cité et qui gardera son nom, « le puy de Paulin »G. Il a sa principale terre sur la rive
1. Cf. Code Théod., VI, 2, De senaloribus [De senatoria dignitate]; Ammien, XIV, 6, en particulier § 10 (patrimonia sua in inmensum extollunt ; etc.); etc. (cf. p. 137, n. 1).
2. Pontius Paulinus [noms patronymiques] Meropius [nom conservé par les mss, Epist., 40, p. 340, Harlel], né vers 353-334, sans aucun cloute fils [cf. le velus Paulinus pater, ami d'Ausone; Epist., 25, 105 et 116] ou plutôt petit-fils du fondateur de Bourg (p. 128, n. 3); consul avant Ausonc (qui l'a été en 37'.); Epist., 20); le nom de Anicius et le rattachement à la gens Anicia est une hypothèse, jusqu'ici non vérifiée, de Baronius (Ann., 394, § lxxix, éd. Pagius, VI, p. 169). On peut supposer qu'il a été prises en Épire en 372 (p. 00, n. 5), consul en 378 (on a pensé également à 375), consularis de Campanie en 370 (cf. Carmina, 21, 379-381); il a pu remplacer comme consul l'empereur Valens, mort le 9 août 378. et l'octroi de cet honneur par Gratien peut être rapproché de loutes les faveurs qu'il accorda alors à l'entourage d'Ausone (ici, p. 01, n. 2); voyez les si pénétrantes disserlations de Muratori (écrites en 1736; P. L., LXI, c. 791 el s.).
3. Vraisemblable, sans èlre certain: Franius, § 2 (BardegaÂa oriandas; Miirne, Patr. Lut., LUI, c. 800); de toute manière, du pays bordelais; cf. Ausone, Epist., 25, 116. — On remarquera, à propos de Paulin, Ausone el leur entourage, les
liens étroits qui unis-enl les sociétés du Bordelais el du l>a;.adais (p. 131, n. 1 et 0, p. 132, n. 8, p. 133, n. I): ce qiri durera, el aboutira à la fusion des deux pays dans le déparlemenl de la (inonde.