‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 174 sur 473 · V. — MOYENNE ET PETITE PROPRIETE · texte numérisé non relu

V. — MOYENNE ET PETITE PROPRIETE

Cependant, la moyenne ou la petite propriété demeurait encore une force sociale, sinon aussi puissante, du moins plus utile à l'État romain que l'aristocratie d'Empire elle-même.

C'était elle surtout qui fournissait les curiales ou décurions, autrement dit les sénateurs municipaux5. Car il faut se représenter ces décurions, vis-à-vis des clarissimes de Rome, tels qu'étaient les grands bourgeois de nos communes en face de la noblesse seigneuriale c. Un bourgeois de l'ancienne France, c'est un homme qui a sa maison de ville et son bien de campagne, qui est indépendant et riche, mais dont la fortune et la

1. C'est évidemment ce que veut dire Salvien (V, 8, 38-39), dediticios se. divitum faciunt et quasi in jus eorum dicioneinque trascendunl. Cf. p. 148, n. 3 et 4.

2. Possessiones auclionibiis, trrminos dilatare violentia; Paulin de .Noie. Bpist., 24, § 17, P. L., LXI, c. 29D. Domicilia alque agellossuos pervasionibus perdant: Salvien, Y, 8, 43. Cf. p. 127, n. 7, p 135, n. 4, p. 145, n. 4. — Pervasio est l'expression juridique pour désigner les usurpations de propriétés (Glossariurn du Code Théod., p. 246, Rilter).

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